Invitation pour une manifestation le 06 avril 2000 contre l'impunité instaurée au Rwanda


UFDR1
Section Hollande
24.02.00

 

Depuis la guerre lancée par le FPR en 1990, le Rwanda et l'Humanité viennent de perdre plus de 3.000.000 de personnes, trop c'est trop. Le génocide du peuple rwandais doit cesser.

Cette politique d'extermination du peuple rwandais se poursuit avec le silence complice de la communauté internationale, silence qui va à l'encontre de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948. Pourtant , dans la lettre datée du 1 Octobre 1994 que le Secrétaire Général de l'ONU Boutros-Ghali a adressée au Conseil de Sécurité en reprenant les conclusions du Rapporteur Spécial de la Commission des Droits de l'homme pour le Rwanda, il est explicitement indiqué que les personnes appartenant à l'une ou l'autre partie au conflit armé ont perpetré des crimes contre l'humanité. Les paragraphes 44 à 78 de l'annexe à la lettre détaillent les faits reprochés aux éléments hutus et les paragraphes 79 à 83 détaillent les faits reprochés au FPR. En particulier le paragraphe 82 stipule qu'il faudrait une enquête approfondie pour le cas du FPR, car apparement la Commission n'avait pas eu suffisamment de temps pour faire des recherches du côté FPR. C'est ce même rapport qui a conduit le Conseil de Securité à mettre en place le Tribunal Pénal International sur le Rwanda. Le Statut du TPIR en ses articles 3 et 4 donne mandat au Tribunal de poursuivre les personnes presumées responsables des tels crimes.

Le peuple rwandais s'etonne que 6 ans après ces actes horribles, le Procureur du TPIR se contente uniquement de poursuivre une partie en conflit et rien n'est fait pour traduire devant ce Tribunal des éléments du FPR présumés coupables . Bien au contraire le FPR se livre a des actes d'intimidation du Tribunal et le jeu semble fonctionner à merveille. Le FPR profite criminellement de l'apathie de la communauté internationale rongée par l'autoculpabilisation en raison de sa non-assistance à personnes en danger lors du génocide de 1994, pour exploiter à fond ce crédit illimité qui lui permet de justifier toutes les abominations passées (BYUMBA, KIDAHO, GITARAMA, KIBEHO...) et actuelles (KANAMA, GICIYE, NYAMUTERA, CYABINGO...) dont il porte des responsabilités politiques et criminelles évidentes. La politique de deux poids deux mesures, pratiquée par la communauté internationale sous la houlette des sponsors du régime du FPR , est scandaleuse et inacceptable, et ne peut éradiquer l'impunité qui s'est instaurée au Rwanda.

C'est cette attitude qui a encouragé le FPR d'exporter sa folie meurtrière dans l'ex-Zaïre (RDC) où différentes organisations internationales et congolaises de défense des droits de l'homme ont receuilli des preuves de crimes déjà qualifiés "d'actes de génocide". Déjà dans son rapport du 02 avril 1997 (E/CN. 4/1997/6/add. 2), l'envoyé spécial du Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, le chilien Roberto Garreton, parlait de crimes de "privations collectives de la vie". Monsieur Garreton cite dans ce rapport plus d'une cinquantaine d'endroits précis et énumère les faits sur ce génocide qui fut caractérisé par "des massacres prémédités, la dispersion des réfugiés vers des zones inhospitalières, le blocage systématique de l'aide humanitaire", etc....

En juillet 1997, une mission onusienne comprenant, outre M. Roberto Garreton, Mrs Bacré Wanly Ndiaye du Sénégal et Jonas Foli du Ghana, respectivement rapporteur sur les exécutions sommaires et expert sur les disparitions forcées, a examiné plus d'une centaine de cas de massacres, de tortures, de viols, de pillages et de violations graves des droits de l'homme. Toutes ces violations revêtaient, selon ces experts, "un caractère systématique, produit d'une préparation préalable".

La Communauté Internationale doit mettre fin à son silence complice qui continue à accorder un chèque en blanc au régime du FPR , qui a fait du génocide de 1994 au Rwanda un véritable fond de commerce, alors qu'il en porte une large part de responsabilité. La vérité sur le drame Rwandais doit être établie pour l'intérêt de la justice, de la reconciliation du peuple rwandais et la crédibilite de l'ONU car il ne peut y avoir de paix sans justice, et qu'il ne peut y être de reconciliation sans justice équitable.

Le TPIR doit rechercher la vérité sur le drame rwandais en vue d'aider la justice à établir les responsabilités et à punir les véritables coupables de tous les crimes commis contre le peuple rwandais, sans distinction de l'auteur ni de la victime. Tous les criminels , quelles que soient leurs fonctions ou leur appartenance ethnique, doivent être identifiés, pour répondre de leurs actes, chacun individuellement, devant ce Tribunal , seul cadre approprié pour juger les responsables de ces crimes.

Le peuple rwandais réitère une fois de plus sa demande d'une enquête internationale indépendante sur l'assassinat du Président rwandais Juvénal Habyarimana et du Président burundais Cyprien Ntaryamira le 06/04/1994, assassinat qui a déclenché le génocide de 1994.

Nous vous invitons tous à venir dire NON à l'Impunité, NON à la globalisation, NON aux préjugés et à la diabolisation des opposants; OUI à la justice pour tous, Oui à une justice impartiale et équitable. Aidez le peuple rwandais à se reconcilier.

Merci pour votre participation.

Pour l'UFDR-Section Hollande.

Victoire Umuhoza Ingabire

Postbus 3124

2280 GC

Rijswijk

Tel/fax : (31)-(0)-180633822

Ps: Rendez-vous à la Gare Centrale de la Haye ( Den Haag CS) à 12h, puis on se dirigera au Ministère de la Justice pour une pétition, avant d'aller au Siège du TPIR

NOTE:

1. L'Union des Forces Démocratiques Rwandaises (UFDR) est une Coalition constituée des Forces de Résistance pour la Démocratie (FRD), du Groupe d'Initiative pour la Réconciliation (GID) et du Rassemblement pour le Retour des Réfugiés et la Démocratie au Rwanda (RDR).