Après la traite négrière des blancs, voici celle des nègres entre eux


Zambo wa Zambo
Forum Interactif Congo'2000
30.04.01


L'odeur de la traite négrière des siècles passés continue à hanter le monde actuel. Non seulement elle se traduit par le commerce des enfants noirs que des cargaisons négrièrers transportent à travers les océans, mais également sur le continent même, par l'affectation des contingents entiers des nègres que l'on destine comme du bétail à des travaux des mines. Tenez :

La guerre congolaise est très juteuse pour Kagamé et ses séides du Rwanda. Celui-ci dans son hypocrisie habituelle a beau dire qu'il ne tire aucune dividende de cette guerre, la réalité montre plutôt une image contraire. Transformé en négrier des temps modernes, Kagamé affecte desormais dans les mines du Congo, des prisonniers hutu-rwandais présumés génocidaires comme le faisaient les Arabes de Tipo-Tipo dans le Manyéma d'avant 1885 ou comme les Portugais dans l'ancien Royaume du Congo.

Pour ceux qui ne savent pas, les esclaves de Tipo-Tipo étaient en majorité des prisonniers de guerre capturés lors des razzia arabes. Ceux de Kagame, sont également des prisonniers hutu que l'on a réduit au niveau du bétail pour travailler dans les mines. Les informations que nous recevons régulièrement du territoire colonisé font état des traitements proches du bétail. Les soldats de l'APR commencent par chasser par la force les «indigènes» du coin de leurs carrés miniers pour y affecter du «nouveau bétail humain» venu du Rwanda et surveillé de près par des «bergers» armés jusqu'aux dents. (Notez bien que la culture tutsi est une culture pastorale...!) Il faut du Coltan à tout prix ! Le coltan, c'est comme le miel. On y goûte, on ne s'en passe plus.

Je ne m'adresserai pas à la communauté internationale pour cela ! Elle connaît cette réalité et s'en fiche comme de l'an quarante ! Les animateurs de cette communauté internationale ne sont-ils pas eux-même les profiteurs de cet esclavage qui se fait à moindres frais ? Avant, il fallait les transporter en bateau en Amérique pour aller cultiver le coton. C'était très cher. Aujourd'hui, on les maintient sur place, et le coltan a remplacé le coton. Le négrier noir s'est substitué au négrier blanc, ce vieux dinosaure qui n'a pas disparu puisqu'il continue à goûter aux moindres frais les délices du coltan extrait par le sang des milliers des malheureux qui n'ont même pas eu le temps de savoir ce qu'ils devenaient.

Les martyrs Hutu - comdamnés comme des Palestiniens à l'errance parce que leur nouvelle race n'a plus qu'un seul nom : génocidaires ! Une seule épithète : génocidaires ! Un seul attribut : génocidaires !

Les Amnesty internationaux, les Human Right Watch, les IRIN, les HCR, les Croix-Rouges, les Tribunaux internationaux et autres organismes cyniques du genre voient-ils tout cela ? Ou bien le discours qu'ils nous tiennent quand Kabila-le-Père met au froid quelques journalistes «téméraires» sont-ils des discours pour amuser la galerie ? mais de quelle galerie s'agit-il ? Celle des mines désaffectées et infectes, qui s'effondrent sur les pauvres prisonniers hutu ?

Qui payera tout cela ?

Le Blanc a inventé la Révolution Française et lui a donné ses lettres de noblesse : «tous les hommes naissent égaux». Au nom de ce principe, la France a entrepris la croisade contre la traite négrière. Jusqu'au bout. Et le principe d'égalité entre les races a fait son chemin. Mais aujourd'hui, en Afrique centrale, un potentat a décidé de remettre en question cet acquis de l'humanité. Motif : un génocidaire n'est pas un homme !

Pauvre race humaine !