LUC DE
TEMMERMAN
Advocatenkantoor – Cabinet d’Avocats
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21/07/2007
LETTRE OUVERTE à Karel DE
GUCHT,
Ministre des Affaires Etrangères du
Royaume de
Monsieur le Ministre,
Concerne: FDLR / ETAT BELGE-INITIATIVES DE PAIX
J’ai observé avec satisfaction
que vous vous êtes rendus à Kigali et Kinshasa la semaine dernière pour aider à
trouver une solution pacifique aux problèmes graves qui se posent dans l’Est de
N’ayant pas participé à
vos entretiens, je me permets néanmoins de vous faire quelques suggestions, qui
peuvent aider à résoudre rapidement la crise. Des dizaines de milliers de
familles sont concernées.
Il ne rentre nullement
dans mes intentions de «faire de la politique» mais mes présences sur le
terrain et l’expérience d’un procès d’Assises à Bruxelles en tant qu’avocat de
Bernard NTUYAHAGA m’obligent à prendre mes responsabilités, d’autant plus que
le transfert vers
Les conditions pour une
solution politique et pacifique du retour des réfugiés au Rwanda sont très simples.
Pour ce faire il y a
lieu, en collaboration éventuelle avec
Il ne faut plus
réitérer les erreurs commises lors des négociations dites «Accords de Paix
d’Arusha». Le FPR/APR n’était pas un partenaire fiable avec toutes les
conséquences que nous avons connues.
Ayant des bonnes
relations professionnelles avec le FDLR, dont les dirigeants ne sont nullement
des criminels, comme présentés par le Gouvernement Rwandais pour des motifs
purement belliqueux, je suis à votre disposition pour faciliter les
négociations, C’est néanmoins à vous de
diriger les débats.
Ayant également prouvé
pendant 3 mois de pouvoir mener des discussions civilisées sans haine, mais
sans crainte, devant une Cour d’assises avec des «opposants» farouches de tout
bord, y compris l’Etat Rwandais, sur un dossier juridique, qui en réalité était
un dossier politique, il ne doit pas être très difficile de trouver un terrain
d’entente qui peut satisfaire toutes les parties sur le plan politique et
juridique.
Dans le cas extrême que
P. KAGAME et le gouvernement rwandais
refuseraient tout dialogue, le groupement FDLR
a le droit légitime de défendre les droits humanitaires essentiels de la
population rwandaise, réfugiée en R.D du Congo,
avec des moyens légaux, y compris la force militaire.
Le temps des guerriers est pourtant révolu. La politique est une question de négociations et de correction dans
l’exécution des accords conclus dans l’intérêt de
Certes, le gouvernement
rwandais, dont P. KAGAME en tant que Président n’est qu’un maillon de la
chaine, a le devoir d’assurer la sécurité de toute la population rwandaise,
mais il ne peut imposer à la majorité de la population une dictature militaire
au profit d’une minorité de cette population.
Je n’ai pas le moindre
doute que la presque totalité de la population congolaise et 95 % de la
population Rwandaise vous soutiendront dans vos initiatives pour la paix dans
la région.
Les observations de P.
KAGAME et ses adhérents sur les
«interahamwe» et «génocidaires» présents sur le territoire congolais est
totalement faux et sans fondement dans les faits, et je vous invite à vous
rendre directement sur le terrain, avec ou sans ma compagnie.
J’invite d’ailleurs la
presse internationale à se joindre à votre démarche pour qu’on arrête
définitivement cette comédie des «bons tutsi et hutu modérés» et les «mauvais
génocidaires hutu» pour institutionnaliser
la dictature militaire de P. KAGAME et son FPR/APR au Rwanda.
EINSTEIN nous a
enseigné que «le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par
ceux qui regardent et refusent d’agir».
Je reste à votre
disposition pour toute information complémentaire que vous souhaiteriez obtenir,
et j’adresse copie de la présente à la presse et diverses autorités politiques.
Veuillez agréer,
Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.