CNDD-FDD
Communiqué de presse
29.12.00
1. Le CNDD-FDD rejette les affirmations fallacieuses de l'administrateur communal de Bukemba, province Rutana, relayées par l'AFP du 26 décembre 2000, selon lesquelles les Forces pour la Défense de la Démocratie (FDD) auraient massacré au moins quinze civils lundi 25 décembre 2000.
2. La vérité c'est que les FDD se sont vaillamant défendues contre l'attaque de l'Armée Monoethnique Tutsi (AMT) en rébellion contre la démocratie tuant 18 militaire du major Buyoya tout près de la maison communale. 6 FDD ont été blessés. Au cours de leur fuite, les militaires du major BUYOYA ont massacré, en représailles, plus de 30 civils dans la localité de Butare à quelques kilomètres de la zone de combat.
3. L'agression de l'AMT s'inscrit dans une campagne lancée depuis le lendemain du pseudo-accord d'Arusha soi-disant pour neutraliser le peuple en armes qui ne veut pas avaliser un accord qui consacre l'ethnicisation des institutions. Au passage, l'AMT massacre les civils Hutu poursuivant ainsi son plan de génocide à compte-gouttes sans que la communauté internationale ne l'en empêche. Pour ce faire, le régime militaro-civil de Bujumbura a procédé à un recrutement massif et vient d'engager un nouvel armement lourd contre les régions du centre et du Sud-Est. Depuis les menaces du sommet de Nairobi, le 20 septembre, nous assistons à une intensification d'agressions contre les FDD et les populations civiles, essentiellement hutu. Pour limiter les dégâts, les FDD ont dû améliorer l'organisation de l'autodéfense populaire.
4. Tout en réaffirmant sa volonté de négocier, bien entendu sans pressions ni menaces, le Peuple en armes continuera à organiser la résistance populaire jusqu'à ce qu'une solution politique négociée garantisse l'irréversibilité du processus de paix comme l'a souligné le Médiateur, Son Excellence le Président Nelson Mandela à l'occasion de sa visite au Burundi. Pour ceux qui veulent entendre, il l'a répété à Arusha.
Pour le CNDD-FDD,
Jérôme Ndiho
Porte-Parole