Si le ridicule
tuait---
Nous vivons dans un monde où les régimes totalitaires et leurs
excroissances logiques nous révèlent que plus rien d'humain ne demeure et seul
demeure le règne du meurtre. Le mensonge est l'arme tranchant d'un criminel qui
commet une infinité d'actes criminels indissociables les uns des autres en
imputant sa barbarie meurtrière aux victimes. Ces derniers mènent une vie
définie comme tuable sans sanction, ni poursuites. C'est le cas dans la région
des grands lacs africains où des millions de citoyens ont perdu la vie ces
dernières années et aussi étrange que cela puisse paraître, le destructeur est
acclamé et défendu par ceux ou celles qui prêchent la démocratie dans le monde.
Paradoxal mais vrai. Ce paradigme assure
la survie de l'un par l'élimination de l'autre, ainsi le mal triomphe et
devient la règle à quoi tout s'ordonne, rendant inefficace l'application d'un
jugement humain voire objectif et d'une
pensée rationnelle.
Contre toute logique totalitaire, vouloir éliminer son opposant
politique ne constitue en aucun cas la consolidation d'un pouvoir dictatorial
et hégémonique, au contraire le système s'autodétruit au fil des temps et la
vérité finit par triompher. D'aucuns aujourd'hui considèrent que le pouvoir de
Kigali a ces derniers temps dépassé les limites du
supportable en attaquant à la nième fois les réfugiés rwandais rescapés du génocide. Cette fois –ci plus rien ne sera pas comme avant car à m'en
croire Kagame et ses conseillers se sont trompés sur les signes du temps. En
1996 lorsqu'il a attaqué les camps de réfugiés en ex- Zaïre, actuel RDC, la
population sans défense s'est dispersée dans un "sauve qui peut" à
travers les forêts impénétrables du Zaïre.
Plusieurs d'entre eux ont été
décimés et exécutés atrocement par
cette armée des extrémistes tutsis du
FPR au milieu des forêts et loin des observateurs. Kagame
aurait crû que ce scénario se répéterait. Pour le moment les réfugiés n'ont
plus d'autres options que de gagner leur mère patrie et puisque c'est lui
l'agresseur, il devra assumer les conséquences qui en résulteront car
l'opération qui selon lui devait durer une semaine est à son deuxième mois,
signe qu'il est entrain de perdre du terrain.
Seulement la vérité sur le bilan des pertes humaines des soldats
du FPR sera tôt ou tard connue. Ce qui est certain, les soldats du FPR
s'aventurent à tâtons sur un terrain glissant et dangereux à la chasse d'un hutu qu'il soit congolais ou
rwandais, sinon comment pourront- t- ils les différencier. Leurs contradictions nous donnent l'idée sur ce qui
se passe dans cette région du nord- Kivu car à moins d'être aveugle comment une
coalition qui vante leur bravoure par le fait qu'ils ont tué 89 combattants du
FDLR et qui croit avoir chassé les combattants du FPR dans les régions du Masisi et Ruchuro se contredit en
affirmant quelques jours après que les
mêmes FDLR ont exécuté 50 civils dans la même région où ils ont été chassés
selon les partisans du FPR. Le FPR a cette habitude de semer la confusion et la
zizanie, cela fait partie d'une guerre médiatique qu'il a su toujours exploiter
dans le temps. C'est un passé mélancolique dont il faudra malheureusement se
souvenir pour en tirer la leçon afin que la même erreur ne puisse plus se
répéter.
Ce que les gens ignorent, l'armée du FPR n'a jamais quitté
Il faut que la raison se transforme en conscience car à cause de l'argent, ce doux petit diable, la
corruption désunit ce peuple qui se bat pour une même cause et par conséquent
l'ennemi d'hier devient par transhumance l'ami d'aujourd'hui mais cet argent
est utilisé pour atteindre des objectifs non déclarés ouvertement et une fois
atteints le traître est éliminé et le calvaire de l'oppression oblige à
admettre l'omniprésence de la mort et la disparition de tout espace de
sécurité. Le peuple sans défense devient captif d'un régime totalitaire
traitant ses sujets comme des esclaves. Tous les hutus qui ont soutenu le
régime du FPR ont été exécutés un à un et dans des conditions atroces alors
qu'en pleine lutte politique ils étaient considérés comme des modérés. Ceux qui
ont pu échapper à l'emprise du FPR sont considérés aujourd'hui comme génocidaires ou négationnistes. C'est le même
cas pour les militaires qui ont trahi son peuple comme Bizimungu
Séraphin, surnommé Amani. Ex-dirigeant du FDLR, il
fut accueilli avec des honneurs par le gouvernement de Kigali mais quand le
moment est venu il fut jeté dans une prison comme un bon à rien. Il risque d'y
passer toute sa vie dans un grand regret d'avoir trahi les leurs. Rwarakabije subira le même sort et les jours sont comptés. Cette dernière défaite risque de lui coûter
cher car le FPR compte beaucoup sur lui dans cette guerre insensée qu'il mène contre les FDLR. Dans la
même foulée il envoie en majorité les hutus au front en RDC pour s'entretuer
avec leurs frères et sœurs. Les plus jeunes sont visés car les adultes
pourrissent dans les prisons mouroirs, c'est une nouvelle forme d'extermination
du peuple rwandais car même les tutsis envoyés au champ de bataille contre leur
gré, très peu sont ceux qui reviennent vivants.
Le peuple congolais également devra se rappeler que les extrémistes
tutsis au pouvoir à Kigali veulent les exterminer malicieusement en les entrainant dans ce bourbier meurtrier. Les dirigeants
militaires du FPR n'ont appris qu'à tuer. Cela fait partie de leur quotidien,
par contre le peuple congolais est un peuple paisible qui aime la paix et la
gaieté du cœur reflétée par l'amour de la
musique et de la danse. Les réfugiés rwandais ont été bien accueillis dans
cette région de
Kaburabuza Mose
22.02.2009