Faussement présentés comme des civils rwandais tués à Moba, 78 des envahisseurs occupant l'est de la République Démocratique du Congo ont été enterrés à Uvira le 10 decembre dernier, sous une indignation générale de la population locale lors d'une messe tenue par Jérôme Gapangwa, évêque de la zone d'Uvira. "Ce geste contribue à l'amplification de la campagne du génocide menée à l'égard du gouvernement de Mzee Laurent-Désiré Kabila et une façon de légitimer les envahisseurs sur nos terres" a déclaré Jean Kwilu, habitant d'Uvira au correspondant de Tanganyika News Online.
Le public réuni où l'évêque tutsi Jerome Gapangwa "condamnait les massacres" s'est vite demandé pourquoi lui en tant que chef de l'église catholique de la Zone d'Uvira n'a rien dit lorsque les tutsis ont massacré plus de 600 personnes et membres de son église à Kasika.
Très controversé pour ses positions en faveur de l'ethnie tutsi, Jérôme Gapangwa, anticipant l'éminence de la guerre au Congo, dans un rapport daté du 18 au 19 janvier 1996, soumis au Rapporteur spécial de l'ONU Monsieur Roberto Garreton, a averti la population du Kivu qu'elle subirait "des dégâts inqualifiables".
L'église catholique est souvent pointé du doigt dans les crises qui secouent la région des Grands-Lacs africains. Selon les sources locales, Jerome Gapangwa connu comme le chef spirituel des envahisseurs du Congo, est beaucoup plus présent à Bwegera le calvaire du Sud-Kivu, à Kigali, Kampala et à Bujumbura qu'à la messe dominicale.
Des sources fiables ont aussi affirmé à TANO que tous les rebelles qui passent par Uvira pour rejoindre les territoires occupés du Congo oriental reçoivent les bénédictions de l'évêque Jérôme Gapangwa à minuit dans les batiments abritants le Lycée Umoja à Kimanga.