Actualisation
de l’article : « Le parallélisme
entre le peuple "Bantou" et "Nilotique" de l'Afrique »
Editeur : Habigenza Yves - Economiste et spécialiste du développement
rural.
Bien concevoir une idée serait le résultat d'une forte discipline riche
en esprit. Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde et plus particulièrement
en Afrique des Grands Lacs plonge pas mal d'intellectuels dans des réflexions
infinies pour en savoir plus sur les
origines du mal qui trouble la
tranquillité des gens dans l'Afrique des grands lacs. Le dernier article qui
suscite plus mon attention est celui du Dr. Phil.
Dans mon article sur le parallélisme entre le peuple bantou et
nilotique, j'ai comme Dr I. Nsengimana analysé les origines du peuplement du
Rwanda dès les temps anciens. Quiconque lirait ces deux articles en parallèle
comprendrait mieux la configuration anthropologique de chaque peuple qui
communément les rwandais appellent Hutu, Tutsi et Twa et qui dans d'autres pays
selon leur dialecte se retrouvent sous une autre appellation ou plusieurs
subdivisions selon les territoires conquis.
De tout ce qui a été dit par plusieurs historiens, on comprend que deux
peuples se sont toujours confrontés dans leurs mouvements migratoires. L'un
usant de cet esprit de domination pour s'approprier du territoire du premier
occupant et dans le cas du Rwanda les colonisateurs sont venus trouver cette
réalité en face où le tutsi est considéré comme seigneur, et le hutu son
esclave. Selon Le Dr Innocent Nsengimana, d'une part il est hors de question d'attribuer aux
colonisateurs et aux missionnaires l'origine de l'ethnisme au Rwanda et de l'autre
part et d'une manière ou d'une autre ils
ont appuyé politiquement, socialement et économiquement les tenants de la
dynastie Nyiginya.
De mon point de vue il convient de signaler que si le FPR s'en prend
surtout aux missionnaires, c'est que le changement qui s'est opéré dans les
années qui précédèrent l'indépendance du Rwanda en 1962, fut l'œuvre des leaders Hutu qui étaient sortis des écoles
des missionnaires et aux missionnaires sans lesquels le référendum n'aurait pu lieu et remporté par la majorité populaire.
Toujours pour conforter cette
position dominatrice des seigneurs Nyiginya sur les hutus, à propos du Twa,
selon ce qui est écrit dans l'article du Dr. Nsengimana, Van DER Burgt précise
que Twa est le dérivé du verbe kuta qui devient à la forme passive Kutwa et qui
signifie jeter, rejeter. Ainsi Watwa= Rejetés. Monsieur Roy prétend également
que Twa est le passif du verbe "ta". S'agissant des bahutu, ils
seraient dérivés de "umanutu" qui signifie esclave.
Or d'autres tel que révélé dans mon article pensent que bahutu vient du mot
bantu, ce qui est tout à fait logique car on aurait remplacé le n par hu par simple commodité et ce qui est tout à fait logique encore
c'est que les hutu ont peuplé le Rwanda bien avant les tutsi. Ils auraient été
esclaves de qui? Et si les Twa ont peuplé le Rwanda avant les Hutu et Tutsi,
ils seraient alors rejetés par qui alors que ce sont les premiers habitants. La
signification aurait été donnée par ces gens même qui sont venus pratiquer
l'exclusion faisant comprendre aux concernés que les hutus sont nés pour être des sujets de ces
seigneurs de guerre.
De ces deux articles, on
retiendra que les Cwezi après plusieurs
tentatives sont parvenus à conquérir le
Rwanda et pays voisins. D'aucuns les prennent pour des Abanyiginya qui ont conquis le royaume des bantous dans
cette région des grands lacs mais il
faut également considérer que parmi les peuples nilotiques, des guerres
d'annexion se livraient entre eux. C'est le cas des Abanyiginya et des Abega.
Ailleurs au Kenya, Les Turkanas, les nomades d'origines Nilothiques chassèrent
les Masaï des territoires compris entre le lac Turkan et Rifty Valley au début
du 19è siècle vers le milieu du 19è siècle.
Aujourd'hui bien que la victoire de la vérité est quasi-totale, l'on
constate néanmoins qu'il y a des gens mal intentionnés qui transforment une
vérité connue de tous en mensonge. L'article qui est apparu dans Paris Match N°
374 du 6-12 novembre 2008 met un accent particulier sur l'élection de Barack
Obama. Tout au long de ses premiers pages, l'auteur retrace une courte
description sur sa vie, son enfance et son parcours scolaire, universitaire et
professionnel. De tout ce qui a été relaté, Il est tout à fait logique de
croire que Barack Obama est l'homme qu'il
faut pour unir les peuples désunis dans ce monde déchiré par les conflits. Il
est le symbole de l'union entre différents groupes ethniques en Afrique et au delà des frontières il est le
dénominateur commun qui permettrait aux extrémistes de comprendre que
l'inégalité raciale n'a pas de perspectives dans un monde moderne respectant
les valeurs humaines et les principes de la démocratie.
A l'opposé, il m'a semblé choquant de constater que dans les derniers
pages (104) l'auteur du journal vante la bravoure du rebelle tutsi Nkunda en
ces termes: "L'ex- officier de l'armée rwandaise qui a toujours un œil sur
l'est du Congo, Laurent Nkunda est un Tutsi, communauté qu'il estime être
persécutée dans son propre pays."
Il est impossible aux Tutsi de circuler normalement, dit-il. A Kinshasa
ils peuvent être arrêtés. Même chose sur les barrages de l'armée car, leur
ethnie apparaît sur leur carte d'identité. C'est un génocide, puisque ici on
tue les gens à cause de leur origine. Pourtant les Tutsi sont congolais comme
les autres. On dit que Nkunda les protège c'est vrai. L'officier se considère
comme le guide de son peuple, le berger qui conduit son troupeau, m'avait –il
confié l'an dernier." Fin de citation. C'est le journaliste qui rapporte
ces mots. Il suffit de lire la suite pour comprendre cette complicité qui
existe entre ce journaliste et le rebelle Nkunda.
Si Nkunda fut un officier de l'armée de Kagame, automatiquement il est
Rwandais. Il ne peut pas défendre un peuple d'une nation à laquelle il
n'appartient pas. Et puis considérer que les tutsi où qu'ils puissent être
soient menacés c'est prêcher l'ethnisme qui a toujours hanté les esprits de ces
hommes ségrégationnistes. Dans tous les pays africains il y a plusieurs ethnies
qui cohabitent dans la paix. Ce n'est
pas celui qui sème les troubles qui doit prétendre être le sauveur de ce même
peuple qui aspire à la paix. Il n'y a
que des aveugles ou des gens animés de mauvaises intentions qui peuvent
s'allier à ce macabre destin.
Seule la justice pourra trancher.
L'arrestation de Rose Kabuye est un premier pas. Nous ne sommes pas dans
l'antiquité pour croire à toutes ces légendes de supériorité raciale ou
ethnique. Tous les Tutsi comme tous les hutus ne sont pas mauvais. Les années
d'après l'indépendance l'ont démontré. Il y a eu cette entente qui a abouti aux
mariages entre ces deux peuples. Seule la guerre de 1990 est venue perturber
cette harmonie. Par conséquent le conflit a dépassé les frontières. Plusieurs
millions de personnes sont mortes et sans que cela inquiète les acteurs
principaux, Ils continuent de tuer au vu et au su de la communauté
internationale. Si l'ONU n'en prend pas garde, ces aventuriers risquent
d'embraser tout le continent africain avec comme conséquences la pauvreté, la
crise qui n'épargneront pas même les
pays développés. De la cohérence du propos naît la force de l'argumentation,
seule la justice pourra sauver ce monde.
Comme je l'ai toujours dit seule l'union permettra à ce peuple de se
débarrasser de ce mal. L'heure a déjà sonné car trop c'est trop!!!
Constatations actuelles en
rapport avec cet article qui date du mois d’août 2005
Bref, j’ai écrit cet article avec l’intention de
faire une analyse sur l’origine des maux dont le peuple majoritaire continue de
souffrir. Ce peuple ambitieux et guidé par ce sentiment de supériorité sur les
autres peuples devrait comprendre que le monde a changé. Comme pas de règles
sans exception, parmi le peuple nilotique il y a pas mal qui sont guidés par de
bonnes intentions, il faudrait que le bon grain s’écarte du mauvais pour
construire un monde où peuple bantou et nilotique cohabiteront dans un
environnement paisible et harmonieux. Il n’est jamais tard pour sauver la face.
Seules l’union et la vérité triompheront à jamais.
Du 6/2/2008.
Neuf mois après
Nkunda continue à narguer le peuple des grands lacs.
Il commet son 3ème génocide avec le soutien des puissances extérieures.
Comme c'est toujours le cas, il veut négocier avec lui-même car s'il prétend
que les FDLR sont les ennemis du peuple congolais ou plus précisément les tutsi
congolais alors qu'un dialogue franc est celui qui se tient entre deux
belligérants sous l'égide des nations unies afin de chercher un consensus sur
leur différent.
Il faut que
les pays comme
Le vieux Obasanjo ne peut pas à lui seul résoudre le
conflit d'une grande ampleur. Les tutsi ne veulent que négocier entre eux ou
avec leurs marionnettes. Il faut une personnalité neutre qui puisse
objectivement proposer une solution durable. Ses accolades avec le meurtrier
Nkunda ont choqué pas mal de ceux qui connaissent la face cachée de ce
génocidaire déguisé en libérateur.
Beaucoup de ces acteurs politiques qui sillonnent la
région sont animés de mauvaises intentions. L'actuel ministre des affaires étrangères
de
Difficile de
porter foi à cette apologie, ce qui est certain, bon nombre de gens commencent
à comprendre que les choses doivent
évoluer dans le sens positif au lieu de
chercher à pérenniser le conflit en vue de sauvegarder leurs intérêts personnels
dans la région.
En revenant sur le président Kabila, Il ne faut pas
oublier qu'une partie de la population congolaise l'accuse de laxisme dans le
conflit. Il doit restructurer son armée et opérer de changement politique au
sein de son équipe et à travers le pays. Doter l'armée des moyens matériels pour défendre
l'intégrité territoriale et la population. Des vrais soldats à l'image de Mbuza
Mabe, l'incorruptible, ne manquent pas
sinon les pro- FPR continueront d'user de cette corruption au sein de cette
armée affamée pour vaincre sans péril même si à vaincre sans péril on triomphe
sans gloire. Ce fut le cas du Rwanda.
Somme toute, l'idéologie de Nkunda n'est pas
différente de celle de Kagame. Pour eux, il faut se débarrasser de tous les
hutus qu'ils soient d'origine congolaise, burundaise ou rwandaise. Les
poursuivre partout en Afrique ou ailleurs dans le monde. Pourtant comme
l'histoire contemporaine nous le dit ce peuple bantou a des racines à travers
toute l'Afrique, continuer à les chasser pourraient amener d'autres acteurs
africains dans le conflit et les conséquences seront catastrophiques.
Aujourd'hui même si un pas dans la justice
internationale vient d'être franchie avec l'arrestation de Rose Kabuye le
peuple attend que d'autres mandats également soient mis en exécution. A l'heure
où je termine ces pages je viens d'apprendre que Rose Kabuye vient d'être
remise en liberté sous contrôle judiciaire. Seuls les juristes comprennent
mieux l'impact de cet acte posé. En tout état de causes, je crois et sans
risques de me tromper que le bien finira par remporter sur le mal.
Ce 20/11/2008.
Le
parallélisme entre le peuple «Bantou» et «Nilotique» de l’Afrique
Préambule
L’écrivain Wole Soyinka, l’homme qui par ses idées
n’a cessé de féconder mes pensées, de les nourrir d’un pain dont la faim n’est
pas encore apaisée aussi par l’humour, l’intérêt passionné et la tendresse
malicieuse du concept que l’auteur porte sur la culture africaine, sur le
comportement des hommes en général, sous- tendent un univers, où les
personnages que l’on aurait pu croire les plus éloignés se révèlent liés par
les mêmes origines. Seules leurs contradictions, leur rouerie mais aussi leur
capacité limitée du concept de la pensée et le milieu dans lequel ils évoluent,
les opposent les uns et les autres. Beaucoup d’hommes sages lui sont
reconnaissants d’avoir décrit de façon généreuse tous les aspects d’une
civilisation africaine à laquelle on reste attaché avec un réalisme qui ne
refuse rien de ce qu’il y a d’éternel dans l’homme.
La science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Sur les bancs de l’école, la littérature négro–africaine m’a inspiré cette
vision critique que je portais sur certaines tares de la société dans laquelle j’évoluais.
Il est tout à fait logique d’affirmer que la pensée et la personnalité
mûrissent et se consolident sur les bancs de l’école secondaire et les études
supérieures ne font que perfectionner ces acquis de base.
Ma vision sur le comportement des Africains en
l’occurrence des Rwandais en exil m’accable, le plus agaçant c’est ce
comportement indifférent de nos jeunes gens face à la tragédie qui secoue le
peuple des grands lacs voilà une quinzaine d’années. Bon nombre sont devenus
délinquants, alcooliques--- que sais-je encore !!! C’est le Rwanda de
demain qui risque de disparaître.
Je me souviens que quand j’étais sur les bancs de mes
humanités, je n’ai jamais cessé de critiquer par mes écrits cette délinquance
juvénile et cette corruption qui entrait dans les mœurs des Rwandais. L’article
qui a retenu l’attention de mon entourage fut celui que j’ai intitulé «qui sera
le père de cet enfant». C’était une période où tout était florissant et où la
joie de vivre se lisait sur le visage de
Tout au long de ma jeunesse jusqu’à nos jours j’ai
consacré quelques temps à la lecture quotidienne de
La philosophie apprise au cours de mes études de 3è
cycle a aiguisé également mon esprit critique me permettant d’accepter la vie
telle qu’elle se présente car tout a une fin. Aujourd’hui quand je vois que ce
peuple meurtri se laisse corrompre par ce régime en dehors du commun dans le
but de vouloir trop gagner au détriment de cette masse populaire, innocente, je
me dis que le peuple « bantou » n’est pas déterminé dans leur lutte
contre le mal. L’argent, ce doux petit diable les aveugle sans penser aux conséquences
qui en résulteraient. Certaines gens ignorent que beaucoup de Rwandais parmi les traîtres qui
avaient amassé toute une bagatelle de biens sont morts ne laissant derrière eux
que le désarroi et désolation. Ces gens à double face ont quitté ce monde en
regrettant d’avoir vendu les leurs alors que ceux qui sont morts vaillamment
leurs bonnes actions resteront dans les mémoires du peuple rwandais et seront
récompensés par le tout puissant.
Le vif du sujet
Le peuple africain doit travailler ensemble pour
asseoir la démocratie sur leur continent. Au moment où nous assistons à une
sorte de mondialisation comme modèle de développement conçu par les pays
industrialisés, nous assistons par ailleurs à une désintégration de l’Afrique.
Partout et surtout en Afrique centrale, les guerres tribales font rage. Le
peuple africain est abandonné à leur sort. Ceux qui luttent pour la paix sont
considérés comme les ennemis de leur propre peuple en quête de liberté. La loi
de la jungle en Afrique irrite davantage les cœurs meurtris par l’injustice et
fragilise les rapports humains entre les peuples qui jadis partageaient le même
destin. Ce peuple « bantou » pacifique et humble qui se caractérisait
par la charité née d’un cœur pur, d’une conscience droite, d’une foi sincère et
solidaire se retrouve aujourd’hui sans culture et désuni. Meurtri, voué à
l’esclavagisme comme dans les temps anciens la lutte pour le survis est devenue
leur première préoccupation ils se trouvent sans terre sur la terre de leurs
ancêtres. Il attend l’aide des organisations humanitaires pour trouver quelque
chose à mettre sous la dent.
Les usurpateurs du pouvoir profitent de ces guerres
pour s’enrichir et dévier l’attention de l’opinion internationale sur la
réalité de la situation. Par conséquent la masse populaire s’absorbe dans sa
tristesse, glisse peu à peu dans un abîme d’où aucune consolation ne la
retirerait plus. Ceux qui désespèrent le plus, sont ceux qui refusent de se
confier à Dieu, lui qui est miséricorde, bonté et amour. Les maîtres de ce
monde devraient une fois pour toutes reconnaître que Dieu ne veut pas qu’un
seul de ses enfants périsse, soit jugé injustement, tombe dans l’impénitence
qui est le plus grand des péchés et dans le blasphème qui est impardonnable.
Les hommes devraient se partager dans la paix les fruits de ce monde au lieu de
semer à travers le monde et en particulier en Afrique centrale cet incendie qui
ravage les hommes innocents et sans défense.
L’on se demande aujourd’hui si l’Afrique longtemps
considérée comme le berceau de l’humanité peut un jour retrouver la patience,
l’humilité et la charité pour conserver son unité. Ces deux peuples
diamétralement opposés qui l’habitent, en référence les bantous et nilotiques
seront capables de vivre ensemble sans méfiance, sans cet esprit de domination
des uns envers les autres.
Qui sont ces peuples Bantous et
Nilotiques ?
Les bantous du Rwanda appelés communément « hutu » et les
nilotiques appelés « tutsi » ont des points communs avec ceux des
pays africains. Chaque peuple se distingue par les mêmes coutumes, traditions
et activités socio-économiques. Au sein de chaque peuple « bantou ou
nilotique » on trouve différentes tribus ou clans qui se différencient par leur
dialecte. Au Rwanda, le peuple bantou et nilotique présentent leur
particularité, celle de parler la même langue qui est le Kinyarwanda. La langue
kinyarwanda est une langue bantoue et présente des traits communs avec le
kikuyu parlé par la majorité des Kikuyus (peuple bantou du Kenya.) La
terminologie de la langue bantoue change d’un pays à l’autre et a subi des
transformations au cours de leurs mouvements migratoires. Chaque peuple
transforma sa langue et l’adopta à la terre conquise.
Au Rwanda le peuple bantou est représenté par les
hutu et les nilotiques par les Tutsi. Chaque composante est subdivisée en
clans. Dans le cas des Hutus : on dénombre le clan des Abungura, Abasinga,
Abagesera, Abanengwe, Abazigaba, Abacyaba, Ababanda. Dans les clans des Tutsi,
on trouve principalement les clans des Abega et des Abanyiginya. Il y a
également les abatutsi appelés les hima et les Abagogwe de souche inférieure.
Les Abahima sont des pasteurs nomades et vivent essentiellement de leur
élevage. Ils se nourrissent de lait. On
les appelle aussi les hamites de la savane. Au Rwanda ils peuplaient la grande
savane de Mutara. Les Abagogwe sont des gardiens des vaches des seigneurs, de
petits éleveurs et vivent également du commerce de troc (échange des produits
d’élevage entre autre le beurre contre les produits agricoles) ces derniers
sont en étroite relation avec les agriculteurs hutu. On les trouve
essentiellement dans le Nord - ouest du Rwanda.
L’activité principale des Abanyiginya et Abega furent l’élevage et la conquête des
territoires pour agrandir le pays. L’élevage leur servit comme un instrument
d’esclavage et de domination des Tutsi sur les hutu, majoritairement
agriculteurs.
Même si les origines des Hutu et tutsi seront
analysées dans l’ensemble des mouvements migratoires du peuple «bantou et
nilotique à travers l’Afrique, il est
important de souligner puisque on parle des clans, la localisation des clans hutu à travers le
pays et dans des pays voisins. Certaines sources rapportent que les Abasinga,
Abagesera, Abacyaba et Abungura ont majoritairement habité la région du Nord du
pays et se sont répartis dans d’autres régions du pays pour des raisons
économiques. Les Ababanda ont occupé le sud du pays principalement dans la
préfecture de Gitarama et Butare. Dans le clan des Ababanda on retrouve un
enchevêtrement du clan des Ababanda d’origine hutu et tutsi confondus. Au nord
du pays les Ababanda occupaient une
partie de la région de Rwankeri ( Ruhengeri) et de Buhoma et de l’ouest de
Bushiru, au Bukonya, Cyingogo et Ndiza.
Les abazigaba sont venus de la région du lac Victoria
peupler le Rwanda et on les trouvait également dans la région de l’Ouest de
L’éloignement des peuples dans leur mouvement
migratoire transforma cette langue bantoue en plusieurs dialectes. Si d’aucuns
ont pu traverser
Selon le Grand Guide du Kenya (1), les historiens
s’accordent aujourd’hui à penser que l’immigration bantoue, commencée durant le
premier millénaire avant notre ère, fut la plus considérable des vagues de
peuplement qui ont marqué l’Afrique orientale. Arrivés de l’ouest, probablement
des régions du Niger et du Congo, les bantous se déplacèrent vers l’Est et le
Sud par vagues successives au cours d’un processus qui durant 3000 ans.
Aujourd’hui, les groupes qui parlent les langues de la vaste famille bantoue
occupent une grande partie de l’Afrique centrale, méridionale et orientale
Points de ressemblances entre le peuple
bantou du Rwanda et du Kenya
L’activité principale des bantous du Kenya et des
hutu du Rwanda est l’agriculture. Le groupe bantou le plus important du Kenya
vit au centre du pays et comprend les Kikuyu, les Kambas, les Merus ainsi que
de nombreux autres sous groupes. Un second groupe est établi près du lac
Victoria (d’aucuns se demanderaient s’ils ne sont pas du même arbre
généalogique avec les Abazigaba du Rwanda qui ont peuplé la même région. Ce
groupe est formé de divers peuples, dont les Yias, les Gusiis et les Kurias.
Ces populations ont été influencées par les Kalenjins de l’éthnie des nilotiques, tout comme les
ababanda du Rwanda influencés par les tutsi. Ces peuples bantous du Kenya
vivent à l’est du lac, autour des villes de Kisii, Bungoma et Kakagema.
Kakagema et Bungoma ont des radicaux sur la langue Kinyarwanda.
Les bantous de la côte ne présentent pas un groupe
ethnique homogène. Le kiswahili, la langue parlée par ces peuples côtiers, est
en effet une langue de syntaxe essentiellement bantoue. Certaines sources
affirment avec probabilité à l’appui, que les premiers immigrants bantous se
sont établis sur la côte au début de notre ère, assimilant les pasteurs couchitiques
qui occupaient la bande littorale. La cohabitation et le métissage entre ces
populations et les colons en provenance de la péninsule arabe donnèrent peu à
peu naissance à la culture et la civilisation swahilie.
Les Mijikendas forment un autre groupe bantou établi
sur une longue bande côtière s’étendant de
Dans le cas du Rwanda les clans Tutsi dont les
Abanyiginya et Abega sont venus comme
les couchitiques désorganiser le peuple hutu qui vivait paisiblement entre eux.
Le peuple nilotique se distingue par cet esprit de conquête et de supériorité à
l’égard des autres peuples ce qui aujourd’hui est considéré comme un tabou à
déraciner dans leur esprit une fois pour
toute.
De mon point de vue il est tout à fait logique de
signaler que plusieurs peuples différents habitant sur un même territoire
peuvent vivre en paix, cela est d’autant plus avantageux que quand ces mêmes
peuples parviennent à parler la même langue. Plusieurs sources affirment
que les premiers occupants de l’Afrique
centrale sont les Pygmées. Morphologiquement on les différencie du peuple
bantou, bien que dans certains pays comme le Rwanda il parle la même langue le
Kinyarwanda, que les Burundais appellent le Kirundi et certains rwandais vont à
appeler le kinyarwanda des Batwa, le kitwa et il existe une autre race qu’on
trouve dans les forêts reculées du Rwanda et du Zaïre appelée Impunyu, du mot
Kinyarwanda « guhuma » pour dire les gens non clairvoyants,
stupides seront les uns et les autres.
L’étude théorique de l’Anglais Bleek ayant conduit à
la supposition de l’existence d’un noyau primitif bantou prouve que ce groupe
linguistique avait maîtrisé la métallurgie. (2) Ils aiment le travail dur alors
que la plupart des tutsi aiment la facilité d’où le système d’esclavagisme
instauré au Rwanda dès leur intronisation au pouvoir et qui dura plus de 400
ans et qui réapparaissent sous une autre forme avec la prise du pouvoir par le
FPR en juillet 1994. Les hutu ont durement souffert.
Les découvertes du Docteur J. Hiernaux depuis 1954 au
Rwanda, dans le Kivu actuel ont permis non seulement de mettre à jour les
traces de métallurgie de fer, mais surtout d’une poterie très différente de
l’actuelle et caractéristique d’une autre poterie analogue, découverte au Kenya
sur la rive Nord- est du lac victoria par le préhistorien anglais LSB Leakey
qui l’avait nommée dimple based pottery. (2)
L’expansion du peuple bantou dans d’autres
régions de l’Afrique.
La chronologie d’un « noyau bantou
primitif » à partir de
D’autres découvertes relativement récentes montrent
que l’empire du Zimbabwe généralement connu sous l’appellation de Monomotapa (Mwene Motapa c’est -à –dire le seigneur Mutapa est daté au
carbone 14 du IXe siècle au lieu du XVe siècle date (3) de sa découverte par
les Européens, mais aussi de son apogée. Ethmologiquement, le mot « Mwene » signifie en
Kinyarwanda « fils de ---.»
Pour ce, l’on croirait que Monomotapa serait le fils de Mutapa, le seigneur du
peuple bantou. Avec probabilité à l’appui, les hutu trouvent également leurs
origines au Zimbabwe. Des noms comme
Mugabe ont des noms communs dans la tradition rwandaise. Le mot Mugabe en
kinyarwanda vient du verbe « kugaba » ce qui signifie en français
« donner. »
Les Shana et les Matabélés qui fondèrent
l’empire de Monomotapa, autrement appelé
Mwanamutapa peuplent le sud du Zimbabwe et si on revient à l’étude linguistique
du mot Mwanamotapa= Mwenemotapa car mwana
en kinyarwanda signifie enfant de---,
tout comme mwene signifie fils de—
Les kikuyu qui se dispersèrent au Kenya seraient
venus de cette région du Zimbabwé, les Bemba, les Ninja et les Tanga préfèrent
rester en Rodhésie, tandisque les Makwas (du mot
kinyarwanda « amakwa ») et les makombes du mot
kinyarwanda « ubukombe » qui signifie en
kinyarwanda « anciens » peuplèrent le Mozambique et
jusqu’aujourd’hui.
Du côté du Congo, le noyau bantou oriental a donné naissance aux principaux
groupes ethniques suivants (2) :
Les Bakou entre le Soukou au Nord, le Kasaï à l’ouest et le Loulono au sud. Les
Bakuba eux-mêmes se nomment Bushongo ou peuple du couteau de jet. Les pygmées
sont appelés dans cette contrée les Twa. Les Baruba confinés dans le Katanga
(Shaba) central ont formé une confédération de tribus parlant la même
langue : Les Tshiluba. Leur arrivée dans la région date du XVIe siècle
avec les tribus Kalonga, Kunda et Lumbu.
Les Luba apparentés aux Balubas sont installés au sud
- ouest du Shaba actuel (ex- Katanga) à l’est du secteur Luba. Les Azandés et
les Mangbétons au Nord sont deux groupes ethniques soudanais dont l’origine
serait les alentours du Tchad.
De ce qui précède, on peut affirmer, sans risque de
se tromper que de grands secteurs auraient été occupés exclusivement par des
Pygmoïdes, premiers occupant protohistorique du pays. A une époque très
reculée, des agriculteurs seraient arrivés, certaines sources parlent de l’an
500, ce qui est plus vraisemblable. Les hutu commencèrent à défricher la forêt,
les pygmées ne cultivaient pas ils vivaient exclusivement de la chasse et de la
cueillette des fruits. Cette présence Hutu datait certainement de plusieurs
siècles avant la venue des Tutsi. Les hutu seraient donc aussi provenus de
l’Afrique orientale que de la région congolaise. Ils constituèrent une série de
petits royaumes.
L’ingéniosité littéraire prouve que les termes « Bahutu » en d’autres mots « Hutu au pluriel » se
rattache au terme «
Bantou. » Radicalement Ba- hu
–tu ; ba- n-tu sont des mots de la même famille, il aurait
suffi remplacer la lettre n par le
radical hu pour éviter toute confusion.
Traits communs entre le peuple nilotique du
Rwanda et du Kenya.
Tout comme au Rwanda on distingue trois ensembles de
Nilotiques kenyans : Les nilotiques des lacs, les Luos ; les
nilotiques des hautes terres, constitués essentiellement des Kalenjins et des
sous–groupes qui leur sont associés ; les nilotiques des plaines, auxquels
appartiennent notamment les Masaï, les Samburus et les turkanas.
Les Luos forment la troisième tribu du Kenya, après
les kikuyus et les Luiyas. Ils constituent la plus importante tribu non bantoue
du pays. Originaires de la région de Bahr – El – Ghazal, dans le Soudan du sud,
ils arrivèrent par petits groupes dans la partie ouest du Kenya, en passant par
l’Uganda, au début du XVIè siècle. Entre 1520 et 1750, ils chassèrent ou
absorbèrent les bantous locaux. Par la suite ils se répandirent vers le sud,
autour du Lac Victoria, pour s’installer dans la région de Nyanza où ils vivent encore aujourd’hui.
Parallèlement, pour le cas du Rwanda, l’on enregistre
au cours de ces périodes les mêmes mouvements et sabotage à l’encontre du
peuple hutu. Force est de constater que les Abega et les Abanyiginya
comparables aux Nilotiques du Kenya, les Luos et les Kalenjins sont venus en
conquérant le royaume des hutu, majoritaires. Le Rwanda connut un règne sans
partage des Abanyiginya et dans la suite des Abega qui dura plus de 400 ans de 1450 à 1895 et
des Abega de 1896 jusqu’à l’acquisition de l’indépendance en 1962. Ils
conquirent le sud du Rwanda comme au
Kenya et appelèrent la région conquise Nyanza où ils s’installèrent des siècles
durant. Le terme Nyanza chez les tutsi doit avoir une autre connotation car ils
appelèrent la région conquise au Kenya, Nyanza.
Les Masaï du Kenya sont comparables aux Hima du
Rwanda. Ce sont des peuples nilo–hamites. Les nilotiques ont passé par l’Uganda
au début du XVIe siècle pour arriver au Kenya, juste après la conquête du
Rwanda. Les Kalenjins et les Masaï sont venus de la vallée du Nil, tout comme
les hima du Rwanda. A leur arrivée dans l’actuel Kenya, à partir du XVe siècle,
ils entrèrent en contact avec les Couchitiques orientaux de la région de
Turkana, à qui ils empruntèrent sans doute un grand nombre de traditions. Les
Masaï poursuivirent leur immigration
vers le sud pour occuper, dès le XVIIIe siècle, une grande partie de la vallée
du Rift et des Hauts plateaux adjacents, jusque dans l’actuelle Tanzanie.
Ce peuplement puissant et numériquement important
était craint à cause des Razzias opérées par leurs guerriers, les Norans,
contre d’autres tribus pour leur voler femmes et bétail. Les Turkanas, les
nomades d’origines nilotiques, chassèrent les Massaï des territoires compris
entre le lac turkana et Rift valley au début du XIX è siècle vers le milieu du
XIX è siècle, ils se fixèrent sur les rives méridionales et orientales du lac,
avant de se soumettre à
Conquêtes et localisation du peuple nilotique à travers l’Afrique.
Les infiltrations des tutsi dans le Rwanda ont été
surtout étudiées par Luc de Heusch dans son livre « Rwanda et la
civilisation inter lacustre ». Les tutsi sont d’origine nilotique venus de l’Ethiopie
et avant de s’installer au Rwanda, ils ont établi de petits et moyens royaumes
dans de larges régions voisines, l’ouest de l’Uganda et le Kivu, principalement
ces royaumes se seraient combattus, auraient disparu, reparu. L’un d’entre eux,
le Kitara, devait être si étendu qu’il aurait été considéré comme un
empire : Il était l’œuvre d’un peuple de haute culture, les Cwezi, qui
disparut subitement.
Parmi ces divers groupes, des pasteurs nomades,
également éthiopides, appelés au Rwanda des Hima, de culture inférieure et
certaines hypothèses vont à confirmer que les Hima sont les premiers à s’être
infiltrés dans le Rwanda actuel, par les savanes de l’est, principalement dans
la région de Mutara, préfecture de Byumba, frontalière avec l’Uganda. Hima et
Tutsi formèrent un royaume hamite. Ce peuple hamite s’installa dans les savanes
de l’est dans les régions de Ndorwa, Bugesera, Gisaka et Mubari. Cette zone
convenait à leur élevage et était peu favorable à l’agriculture.
Le royaume des Abanyiginya fut marqué par des
batailles avec d’autres entités éthiopides autant qu’avec des roitelets Hutu.
Ils agressaient d’autres ethnies ou clans mais plusieurs sources affirment que les
Abega ont été plus méchants, atroces que les Abanyiginya envers le peuple hutu.
Leurs conquêtes s’étendirent dans la
région du Kivu, de même que vers le Nord- ouest des volcans Virunga et au sud,
des guerres d’annexion commencèrent avec le Burundi. Ces expéditions
agrandirent toute fois assez peu de royaume : annexion de l’île Idjwi, quelques
territoires de l’autre côté du lac Kivu. Les annexions s’arrêtèrent vers les
années 1895, juste après la mort de Rwabugili.
Traits d’union entre le royaume des Abega et le pouvoir
actuel du FPR.
Bien que l’histoire du Rwanda nous apprend que avant
l’arrivée des Tutsi, il y avait un royaume des Hutu, appelés Abahinza, les
traditions du Rwanda admettent que (4) vers le XII è siècle Gihanga fut
considéré comme le premier roi du pays. Une affirmation qui de mon point de vue
est gratuite et relève de l’esprit de domination des tutsi extrémistes qui
croient même aujourd’hui que les hutu ne sont pas créés pour gouverner mais
pour être des esclaves des Tutsi. Ce Gihanga qui inaugura la vache et le
tambour (Gihanga cyahanze inka n’ingoma) est à l’origine de la création de la
dynastie des Abanyiginya qui a réussi à garder le pouvoir jusqu’à la fin du
XIXè siècle. Le règne des Abanyiginya prit fin avec la mort de Rutalindwa, fils
de Kigeri qui avait légitimement succédé le roi Rwabugili. Les sources concordantes
rapportent qu’il aurait tué par les
Abega. Le roi Rutalindwa fut remplacé par Yuhi V Musinga vers la fin du 1896,
il était âgé de 13 ans. Kanjogera du clan des Abega, devenue reine-
mère, réprima de façon atroce et féroce
de nombreux frères de Rutalindwa qui voudraient venger celui-ci.
Le règne de Kanjogera fut le plus sanglant
des royaumes qui ont existé dans le Rwanda ancien.
Ceux qui ont appris l’histoire n’oublieront jamais
les massacres quotidiens des hutus commandités par les Abega. L’on rapporte que
Kanjogera pour se lever, elle enfonçait l’épée dans le ventre d’un bébé hutu,
prétextant que son arme avait soif exclusivement du sang hutu. Ce passé amer
nous met en face d’une réalité qui est
vraisemblable à l’atrocité du pouvoir minoritaire de Kigali. Le peuple rwandais
vit sous l’oppression avec toujours cette peur au ventre car chacun attend son
tour pour être exécuté ou jeté en prison, l’enfer des hutus. Plusieurs sources
affirment que Kagame est du clan des
Abega. Le contraire étonnerait beaucoup de gens.
Combien de bantous et nilotiques qui sont morts
depuis l’invasion du Pays en 1990 et l’attaque du Zaïre par ceux qui
aujourd’hui gouvernent le peuple rwandais. Jusqu’à nos jours on estime à
8.000.000 du peuple bantous, les plus visés se sont les hutu de ces trois pays
qui forment la région des grands lacs, les Tutsi sont estimés à un demi-million
qui auraient péri dans ces massacres interethniques arbitrés par ceux même qui
se trouvent au pouvoir. Tôt ou tard le monde connaîtra la réalité et découvrira
que ce peuple bantou est un peuple paisible.
Si on considère ces chiffres aux atrocités qui
auraient été commises durant la première et la deuxième républiques dirigées
par les Hutu on constate que le peuple vivait en paix et d’aucuns considéraient
le Rwanda comme
Aujourd’hui
l’intronisation du peuple nilotique au pouvoir fait que nous assistons à
ce que nous appellerons une première guerre mondiale de l’Afrique où le Congo
devient le champ de bataille et où des acteurs économiques, souvent de nature
mafieuse, poursuivent des intérêts qui souvent relèvent davantage du pillage
que de l’entreprenariat et où certains individus financent leur propre
destruction.
Croyances religieuses du peuple des grands
lacs.
De génération en génération le peuple bantou croit en
être supérieur, le tout puissant communément appelé Dieu en français et en Kinyarwanda Imana. Plusieurs noms rwandais empruntent ce radical pour signifier
la puissance de Dieu. Plusieurs Rwandais s’appellent Habimana (Dieu existe),
Hakizimana (Dieu qui guérit), Hatangimana (Dieu qui donne), Harelimana (Dieu
qui éduque), Habyarimana (Dieu qui donne la vie.) Parmi les Tutsi on trouve
très rarement ce genre d’appellation. Il est important de souligner qu’une
minorité des Hutu adhère à d’autres
sectes, comme Imandwa du mot kubandwa, une tradition qui consiste à vénérer des
esprits invisibles de certains héros qui sont morts. Mais force est de
constater que dans les esprits de ces deux peuples Dieu s’avère-le tout
puissant et quand les malheurs s’abattent à l’un de ces peuples ils n’hésitent
pas à implorer la bénédiction du Dieu tout puissant.
Au Congo, les Vilis considéraient que le Zambi est un
Dieu parmi d’autres dieux. En effet on distingue le Zambi n’bi (dieu du mal)
représentant le mal, la méchanceté à
l’opposé du dieu du bien, placé au dessus des autres dieux et qu’ils nomment
Zambi a mpungu comme dans le royaume Congo.
(5) Ici on voit que en langue des Vilis n’bi signifie le mal et prend le
terme kibi en langue kinyarwanda.
Les Singanga (prêtre devin) et les Bithomi (devins)
au moyen des idoles, entretiennent les liens sacrés (bibilo) où l’on invoque
les nkisi si (cultures des ancêtres). Cependant il faut signaler que certaines
traditions ancestrales disparurent peu
à peu avec l’arrivée des missionnaires.
Les hutus et tutsi se confièrent en
majorité en l’église catholique, d’autres minorités devinrent protestantes.
Actuellement avec l’avenue de Kagame et sa clique au pouvoir, bon nombre de tutsi a adhéré à
l’islam. Une religion que l’on trouve rarement en République démocratique du
Congo.
Si tout homme est mortel, il ne faudrait pas que
quelqu’un se prenne pour un immortel. Kanjogera est morte malgré les honneurs
d’ici–bas dont elle s’attribuait. John Garang vient de mourir dans des
circonstances jusqu’alors obscures, Savimbi également malgré le soutien dont il
bénéficiait du côté des pays super puissants. La mort est inévitable et au moment même où j’écris ces lignes le
milliardaire, le roi de l’Arabie Saoudite vient de rendre son âme. Il est
félicité de bonnes actions qu’il a accomplies au cours de son règne. Que Dieu
bénisse tous ceux qui meurent sans que leurs mains ne soient pas souillées du
sang de ce peuple innocent !
D’ores et déjà il faut lutter contre la force du mal,
les usurpateurs du pouvoir populaire, mettre fin à l’occupant car le Rwanda
actuel est peuplé par les éthiopiens et somaliens confondus morphologiquement
aux Tutsi, les hutu en général et certains tutsi sont marginalisés sur la terre
de leurs ancêtres.
Conclusion et remerciements
L’on se demanderait, en guise de conclusion comment un
autre Kayibanda ou Habyarimana pourra renaître pour tirer le peuple rwandais de
cette oppression. Peut être qui vivra verra. Je crois en Dieu, le tout
puissant, seul capable de nous donner de vrais leaders pour mener ces peuples
des grands lacs à
Puissent nos témoignages un jour réveiller l’esprit
de ceux qui nous ont aidé à recouvrer notre indépendance et nous appuyer dans
cette lutte contre les forces du mal. L’Afrique nous appartient tous, l’opinion
internationale devrait se méprendre de ceux qui au 21è siècle font la chasse à
l’homme. Pourquoi chasser les exilés sur le sol de leurs ancêtres si l’histoire
prouve que le peuple bantou partage les mêmes origines.
Le libérateur du côté du peuple congolais, ce sont
ces Maï -Maï qui ont compris le vrai ennemi du pays et qui combat sans relâche
cette force extérieure qui veut annexer leur territoire. Du côté du peuple
hutu, c’est la détermination du FDLR rénové qui comprendra le jeu de ceux qui
veulent les trahir ou vendre le peuple rwandais par leur complicité avec
l’ennemi. Et enfin, le libérateur du Rwanda c’est ce tutsi modéré qui acceptera
de collaborer sans scrupule avec ces combattants
pour mener à bout cette lutte contre l’occupant, cette force extérieure
composée majoritairement des Ethiopiens et de quelques somaliens.
En Bref, le libérateur de l’Afrique des grands lacs,
c’est cette coalition de ces hommes intègres, hutu, tutsi, Maï- Maï et d’autres
congolais qui saisissent mieux l’enjeu majeur de ces conflits qui sévissent
l’Afrique. C’est ce peuple du monde entier qui dit et écrit la vérité dans le
but de faire entendre notre cause auprès de ces maîtres qui gouvernent ce monde.
Et enfin ce sont les Belges et Français qui
connaissent mieux que quiconque le vrai ennemi de la masse populaire dans ces
régions des grands lacs et qui aideront ces peuples libérateurs à déraciner
cette injustice qui nuit aux âmes innocentes.
La sagesse populaire dit que cacher la vérité, c’est
comme l’arbre qui cache la forêt et les Rwandais disent que « ukuli guca
mu iziko ntigushe » pour dire que la vérité passe à travers le feu sans
s’être brûlée. De tout ce que je viens d’avancer l’avenir me donnera tord ou
raison et je souhaite que quiconque lira mes pensées puisse en faire une large diffusion et si
nécessaire traduire en d’autres langues cette vérité qui ne manquera pas de
blesser certaines personnes mal intentionnées et de mauvaise foi. Qui vivra
verra, luttons pour un dialogue franc entre ces peuples ennemis, pour la
justice impartiale et pour la paix en Afrique et dans le monde entier.
Avant de mettre les points sur les i, je voudrais
remercier dans l’ensemble tous les peuples de ce monde qui ont accueilli à bras
ouverts ces brebis égarées et d’une manière particulière je réitère mes remerciements à
Je remercie également
En Afrique, je porte ce sentiment de reconnaissance
aux peuples du Kenya, de
Mes hommages également à tout le monde épris de paix,
qui lutte sans merci pour la justice et la démocratie en faveur de cette
population meurtrie par ces conflits
ethniques. J’accorde une attention particulière aux livres de Charles Onana, le
Camerounais, du Zaïrois- Ngbanda et sur l’enquête menée par Bruguière, le
Français dont les révélations aideraient l’opinion internationale à mieux
connaître le vrai responsable de ces massacres sans précédent déclenchés par
ceux qui se trouvent actuellement au pouvoir à Kigali et qui prennent les hutus
pour des bouc- émissaires.
Je loue également le courage et la personnalité forte
du belge Reyntjens qui connaît mieux que quiconque le calvaire que vit le
peuple des grands lacs et qui lutte pour que justice soit faite. Et enfin, je
remercie Palou-Rognoni de l’association des avocats en Espagne qui également
mène un combat pour que les exactions commises par ce même régime minoritaire
de Kigali soient jugées et les commanditaires soient punis. Mes sincères remerciements
à tous les avocats du peuple innocent et injustement opprimé.
A tous et à toutes que je n’ai pas cités et qui
militent pour la démocratie en Afrique et dans le monde, mes hommages.
Sans hypocrisie à l’âme, je condamne ces pays à l’exemple
du Burundi qui font la chasse aux hutus en leur refusant leurs droits de
réfugiés. Ce même peuple, considéré comme des frères jumeaux a vite oublié le
passé amer qu’ils ont vécu et a ignoré que ce même peuple leur a accordé de bon
gré l’exil depuis les années 72 jusqu’en 1994.
Documentation.