DENONCIATION
CONTRE
Dans le cadre d’un accord signé en décembre 2008
entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC) des troupes rwandaises,
évaluées entre 5 à 10 mille militaires, ont franchi la frontière avec le Congo
sous prétexte de traquer les éléments qui déstabilisent la région des grands
lacs africains.
Pour aveugler l’opinion internationale, le pouvoir
actuel au Rwanda s’efforce de justifier son intervention en RDC dans le but de
vouloir séparer les FDLR des réfugiés et de rapatrier ces derniers au Rwanda.
Il s’agit d’un mensonge pur et simple, les causes qui ont motivé ces réfugiés à
quitter leur patrie n’ont pas disparu. Bien au contraire, la terreur règne au
Rwanda et se manifeste par les arrestations et les emprisonnements arbitraires.
Les tribunaux populaires sont devenus des lieux d’intimidation et de délation
scandaleuses où l’enfant, sous pression et contrainte, dénonce son père
pourtant innocent ; la femme dénonce son mari et le mari dénonce sa femme.
Le nombre de rwandais qui parviennent très difficilement à s’enfuir augmente
considérablement.
L’Opposition Démocratique Rwandaise, ODR DUFATANYE dénonce et condamne énergiquement
des allégations tendancieuses de quelques natures qu’elles soient.
La question que nous posons s’adresse à
Depuis quand la région des Grands
Lacs connaît-elle les conflits qui l’ont ensanglanté et ne cessent de sécréter
l’instabilité permanente dans cette région ?
Le 1 octobre 1990, l’Armée du Front Patriotique
Rwandais (FPR) a envahi le Rwanda alors que ce dernier et l’Ouganda, soutenus
par le Haut Commissariat aux Réfugiés s’étaient mis d’accord pour résoudre
pacifiquement le problème des réfugiés rwandais.
De 1990-1994, le Rwanda a connu une guerre émaillée
de violence sans précédent. Cette guerre a fait le nettoyage de toute la région
du Nord du pays en massacrant sauvagement les populations dans les préfectures
de Byumba et de Ruhengeri. Près d’un million de rescapés de ces massacres sont
venus s’entasser dans le camp de Nyacyonga appelé le camp de la mort car il y
mourrait chaque jour des centaines de personnes par manque de soins
élémentaires et d’alimentations nécessaires.
Pour mettre fin à cette guerre, le Rwanda avait signé
avec l’agresseur, le FPR, l’accord de paix d’Arusha. Cet accord n’a pas été mis
en application, car, le 06 avril 1994, l’attentat terroriste qui a couté la vie
au président Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira, leurs
accompagnateurs, ainsi qu’à l’équipage français du Falcon présidentiel fut
le détonateur du séisme qui a frappé très durement la population rwandaise et a
permis au FPR de prendre le pouvoir au Rwanda par la force des armes. Les
rapports des experts convergent et affirment que cet attentat a été ordonné par
le président actuel du Rwanda, Paul Kagame.
Ce séisme a provoqué des massacres terribles au sein de
la population rwandaise ainsi que de l’exode sans précédent en Afrique, de plus
de 2.200.000 réfugiés dont la grande majorité s’est dirigée vers le Congo.
En 1996-1997 l’armée rwandaise a opéré l’intrusion au
Congo pour massacrer les réfugiés rwandais à Goma, à Bukavu jusqu’au fin fond
de la forêt dense du Congo, de Kisangani à Mbandaka où il fut dénombré plus de
200.000 victimes parmi les réfugiés. Ensuite la chasse aux réfugiés rwandais
s’est transformée au pillage des ressources naturelles de ce pays et elle s’en
est prise malheureusement à la population autochtone. Plus de 4.000.000 de
congolais et congolaises ont perdu leur vie sous la coupe de l’armée rwandaise.
Sous l’attitude arrogante et prémonitoire, le
président rwandais a, le 7 avril 2007 à Murambi (au Sud du Rwanda)
regretté sans équivoque de ne pas avoir été à mesure d’exterminer les
fugitifs hutus et d’ajouter qu’il disposait désormais des armes suffisantes
pour le faire.
Pour réaliser son plan macabre visant l’extermination
de ces réfugiés, Paul Kagame a lancé deux plans:
-Il a soutenu Laurent Nkundabatware pour semer la
désolation au sein de la population orientale du Congo. Des actes de viols
indignes contres les femmes et les filles en bas âges ont été dénoncées par les
ONG sur place. Cette désolation a été suivie par l’indignation et la
protestation partout dans le monde.
Paul Kagame connaît très bien les sensibilités de ce
monde : sa stratégie se trouve dans l’art de susciter une grande émotion
dans l’opinion et de l’exploiter astucieusement à son profit.
-Il vient de fabriquer l’autre mascarade cousu de fil
blanc par l’arrestation de son mentor au Congo, le soit disant rebelle
Nkundabatware. Cette démonstration qui lui est propre consiste, une fois
encore, de faire d’une pierre deux coups pour berner l’opinion et pouvoir en
même temps se renforcer dans ses visées terroristes et expansionnistes. Ainsi,
il se fait inviter et il va acérer son armée pour chasser et tuer, tel un
chasseur de perdrix, les pauvres rescapés rwandais des tueries massives des
années 1996-1997.
Le spectacle cruel qui actuellement se déroule au
Kivu illustre nettement le plan Kagame depuis le commencement. Il s’agit en
clair d’un plan à trois dimensions :
planifier d’abord, exécuter
ensuite et enfin imputer ses
propres crimes à son adversaire. Jusqu’aujourd’hui le plan Kagame n’a jamais
été écorné en quoi que ce soit. Paul Kagame se sert efficacement de son cynisme
et de l’argent pour réussir toutes les entreprises qu’il conçoit.
Ingénieusement Kagame vient d’obtenir l’autorisation
officielle d’établir son armée en RDC qui dans le premier temps va accomplir la
sale besogne d’égorger les autres rwandais, d’en faire rapport à Paul Kagame et
dans le second temps va protéger les entreprises rwandaises qui cette fois vont
impunément piller les ressources du Congo sans craindre les rapports des
experts des Nations-Unies puisqu’elles y sont officiellement.
Ce pillage va générer beaucoup d’argents pour
enrichir les dirigeants rwandais et acheter le silence de leurs supporteurs.
Pour devenir inattaquable dans le monde, il sait
qu’il doit acheter le silence de plus de monde possible. Il connaît
parfaitement les domaines très rentables, les personnalités influentes dans le
monde. Il sait où il doit investir et pour y parvenir il a besoin de beaucoup
d’argent. Il est conscient que même en hypothéquant le Rwanda entier, ce qu’il
a réalisé déjà, les recettes demeurent encore insuffisantes; raison pour
laquelle il brave tous les obstacles et ne
craint même jamais de verser du sang des populations rwandaises et
congolaises.
Comme dictateur, Kagame a peur de la démocratie parce
que c’est le seul instrument capable de le mettre hors d’état de nuire.
Devant ces méfaits dégradants et respectant son idéal
en l’essence de la démocratie, l’Opposition Démocratique Rwandaise ODR- DUFATANYE s’insurge et condamne
sans ambage des aberrations propagées par le régime actuel du Rwanda. Elle
invite le peuple rwandais à réagir ensemble, à tous les niveaux, riches et
pauvres, hutu, tutsi et twa.
Instruit par l’expérience du passé historique du
Rwanda, l’ODR-DUFATANYE n’a
qu’une seule proposition pour le retour de la paix et de la stabilité dans la
région des grands lacs africains :
L’établissement de la démocratie
rassurante pour tous les Rwandais.
Cette solution forme à la fois la pierre angulaire de la réconciliation et du
progrès. Elle permettra aussi de juger équitablement les personnes qui ont été
à la base des drames survenus au Rwanda.
Cet appel s’adresse aussi à
SE Ambassadeur
Président et Porte-Parole
ODR-DUFATANYE.