GROUPE LUFALANGA POUR LA JUSTICE ET LA PAIX
Boulevard du 30 juin, Av.Badjoko n°4 C/ Makiso
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La position du Groupe Lufalanga pour la justice et la paix face au message du Gouverneur de Province de ce Vendredi, 7/03/2003.
Nous, membres du Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix, avons suivi avec attention le compte rendu du comité Provincial de sécurité, qui s’est réuni le vendredi, 7/03/2003, compte rendu fait par le Gouverneur de Province lui-même.
De cette rencontre, plusieurs décisions ont été prises par le comité de sécurité de la Province Orientale, entre autre:
Souvenons nous de la guerre de 6 jours et des tristes évènements du 14 mai 2002, plusieurs messages de paix et de consolation avaient été lancés par les autorités en place. Malgré ces différents messages ironiques de paix et de consolation lancés par les autorités, la guerre a fini par s’éclater, les gens sont morts, et surtout la population civile innocente.
Dans ce message du Gouverneur de Province, Monsieur Jean Pierre BILUSA, après analyse et vu l’effectif des militaires Rwandais qui ne fait qu’augmenter, le Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix dénonce le manœuvre du RCD/GOMA qui cherche encore à plonger la population de la Province Orientale en Générale et celle de la ville martyre de Kisangani en particulier dans un autre bain de sang.
Tenant compte de la tension qui règne dans la ville de Kisangani et nous souvenant des évènements antérieurs, le Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix tient à réveiller l’attention de la communauté Internationale pour que la Ville martyre de Kisangani retrouve son image d’antan et que cette population ne soit toujours pas l’objet de menaces et d’intimidation, car, à l’allure où vont les choses, la Ville risque de connaître les événements qui se sont déroulés à Bunia, où les Lendu et les Hema se sont battus (guerre tribale). Sur ce, le Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix dit «non à la division et à l’unité Nationale». Nous terminerons ce message par l’interpellation suivante: «les chants de deuil qu’on entend dans nos cases autour des villages fantômes ou les larmes sur le visage râpe des enfants aux ventres ballonnés qui crient toutes les faims du monde dans nos villes cruelles, sont l’expression que chez nous la promotion des droits de l’homme traîne encore le pied autour des prisons invisibles bâties depuis des décennies par des dinosaures d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Cela importe peu parce que, pas à pas timidement peut-être mais sûrement, une culture de la défense et du respect de la dignité humaine est en train de s’imposer».
Comme vous le remarquez, ce message donne une alerte sur des sites sentinelles de la ville martyre de Kisangani en particulier et de la Province Orientale en générale.
Pour le Groupe :
Jean de lune OKITO Jean Baptiste BOSONGO
Secrétaire Exécutif Président