De Kanjogera via Kagame au sanguinaire Nkunda, le déluge des pays des Grands Lacs d’Afrique

 

Le proverbe rwandais dit «Akamasa kazaca inka kazivukamo», ce qui laisse sous entendre en français «le petit taureau qui décimera le troupeau des vaches, naît du même troupeau».

 

Il me revient toujours l’idée de baser mes propres réflexions sur l’origine des noms qui ont négativement marqué l’histoire du Rwanda  et comme c’est le reflet d’une courtoisie rwandaise voire africaine, le nom propre que le père donne à son enfant né est le résultat des sentiments qu’un parent a sur son enfant qui vient de naître.

 

Dans un sens comme dans l’autre, le péjoratif ka  chez les extrémistes tutsi aurait une autre connotation propre à eux, le peuple rwandais en particulier et des grands lacs en général devraient se pencher sur ces analyses pour mieux comprendre d’où vient cette haine qui se transmet de génération en génération chez ce peuple qui n’a jamais cessé de verser le sang des hutu en particulier et de son peuple tutsi en général.

 

J’évoquerais ne serait ce qu’une simple illustration les noms des tutsi qui ont contribué à la destruction de toute une nation, il y a à la tête la reine Kanjogera  et son neveu Kagame les personnes les plus sanguinaires que le monde ait jamais connues. L’histoire nous apprend que Kanjogera pour se lever, elle enfonçait l’épée dans le ventre d’un enfant hutu sous prétexte que son épée avait soif du sang hutu. Ce qui s’est passé à Rucunshu nous en dit long sur ses atrocités dont le peuple hutu et tutsi du clan des abanyiginya ont été victimes.

 

Tout en me basant sur ce préfixe «ka», je citerais dans la mêlée quelques noms des génocidaires  qui ont endeuillé le Rwanda et les pays des grands lacs africains ces derniers temps, il s’agit en particulier de : Kaguta Museveni, Kabarehe, kayonga, karake karenzi, kabuye Rose, kabera Assiel, Kalisa, kaka Sam alias kanyemera, major kazura, karenzi Gilbert, kayitare, major karera Denis, kayumba Nyamwasa, Karake Assoumani, Kagabo Amini, Kabera Cyprien, kazintwari Kaddafi( lieutenant colonnel), Kabanda charles, kabera Assiel, Kanyeshyamba, kalisa Martin, kabanda Ildéphonse,

 

La liste serait  longue, j’aimerais seulement m’attarder sur ces criminels ci-haut cités car d’après plusieurs sources bien informées ils seraient du même acabit que kanjogera et auraient entre eux un lieu de consanguinité. Ce sont eux les penseurs et les exécuteurs des massacres interethniques de 1990 à nos jours.

 

Le mot «Kagame» vient du verbe «Kugamika», ce qui signifie en français, se rebeller. Aux yeux du peuple rwandais et des grands lacs, il est l’homme le plus méchant depuis que le monde existe. Plus de  10 millions de personnes atrocement tuées sur son compte au cours de ces 17 dernières années. Un chiffre qui continue à s’alourdir avec les attaques répétées, menées dans le sud et nord kivu par son cousin Nkundabatware sous l’œil complice de la communauté internationale.

 

Il convient de citer dans la suite les noms comme kayonga Charles (colonel), Plusieurs sources nous indiquent que celui-ci a fait massacrer avec son bataillon plus de 900 personnes lors de l’avancée du FPR en 1994 dans la commune de Rukara dont il est originaire et selon l’ ASBL Solidarité- Rwanda, page 23à 25, bon nombre ont été incendiées dans leurs maisons.

 

Karake Karenzi, il fit massacrer 120 personnes du secteur Kabare de la commune de Bulinga, sous prétexte de venger son frère kayigi François mort à Kigali en avril 1994(Solidaire- Rwanda, dossier N°1). C’est lui qui aida les agents du FPR à s’infiltrer  dans Kigali dans le but de commettre des massacres de toutes sortes, il travaillait à Kigali comme officier de liaison avec la MINUAR dans le cadre des accords d’Arusha.

 

Kabera Assiel,  Préfet de Kibuye, il a fait emprisonner des gens et en a fait tuer d’autres avec des armes blanches.

 

Kazintwari Kaddafi (lieutenant colonel) a exécuté le plan d’épuration ethnique de la majustrature rwandaise ( Cliir, avril 1997).

 

Kabanda Charles (Procureur général près de la cour d’appel de Nyanza, il collabora avec les syndicats des délateurs pour jeter des millions des hutu en prison (Cliir syndicat des délateurs--- mai 1997)

 

Kabera Cyprien : Impliqué dans l’enlèvement et emprisonnement des personnes en majorité Hutu ( intego N° 11 du 31/05/1996).

 

Sam Kaka  alias Kanyemera (colonel) :  Chef d’état major de l’ APR de juillet  à janvier 1998, il a organisé et participé dans les assassinats qui ont eu lieu notamment dans les préfectures de Byumba et de Ruhengeri sur les populations civiles.

 

Kazura (major) : Responsable de recrutement et de la formation des escadrons de la mort à envoyer à l’extérieur pour éliminer les leaders Hutu en exil.

 

Kalisa Martin, dès la prise du pouvoir par le FPR, il a fait tuer et arrêter plusieurs Hutu (Cliir, communiqué du 31/12/1995).

 

Karenzi Gilbert,  cadre du FPR dans la commune Tambwe, préfecture de Gitarama, il a fait enlever plusieurs Hutu pour s’approprier de leurs biens. Les plus connus sont l’homme d’affaires Rudasingwa Gérard et Munyeshuli(Matata Joseph, exactions et avidité des cadres du FPR, Kigali 31 mars 1995).

 

Kabuye Rose (major) : Elle a été préfet intérimaire de la préfecture de Kigali- rural de jusqu’à fin juillet 1994.  Au cours de cette période, elle a ordonné des paysants hutu dans les communes de Bicumbi, Gikoro,Rubungo, Gikomero et kanombe. Elle en fut récompensée et nommée préfet de la préfecture de la ville de kigali où elle a soutenu et encouragé les escadrons de la mort et les milices tutsi contre les hutu. Elle et Kayumba Nyamaswa  seraient impliqués dans l’assassinat du président Juvénal Habyarimana (F. Reyntjens, Rwanda, trois jours qui ont fait basculer l’histoire, Bruxelles, Ed. L’Harmattan, paris. 1995, p.44)

 

Kabarehe (actuel chef d’état major), Responsable des millions de Hutu et de congolais morts au Rwanda et en RDC.

 

Karera Denis, impliqué dans les massacres des Hutu dans la zone de Byumba entre avril et juillet 1994, avec major Birasa qui était sous ses ordres, ils ont massacré, en date du 28/04/1994, 1500 paysans Hutu qui s’étaient réfugiés dans les bâtiments du diocèse de Byumba. Après ces tueries, il fut promis Directeur de la police communale. En 1996, il a escorté plusieurs camions de marque TATA remplis de soldats de l’APR jusqu’au sud –kivu depuis le 29/9/1996 en passant par la province de Cibitoke.

 

Il est important de souligner que le pouvoir de Kigali dirigé par cette bande de criminels n’a jamais baissé l’épée comme le faisait Kanjogera. Au Rwanda, plusieurs milliers de Hutu restent en prison où ils subissent une mort lente, atroce car torturés du jour au lendemain.  Certains préféreraient même de rendre l’âme au tout puissant au lieu de subir une telle dégradation de l’homme. La peine de mort que Kigali prétend enlevée n’est qu’une trompe l’œil aux yeux de la communauté internationale car le sadisme kanjogerien fait que ses descendants trouvent du plaisir en voyant les autres souffrir.

 

Ces êtres abandonnés croupissent dans les prisons mouroirs sans jugement, à cela s’ajoutent les tribunaux Gacaca qui ne visent qu’à exterminer les rescapés du génocide, les plus pointés du doigt ce sont les hutu mais force est de constater également que certains tutsi qui ont survécu à tous ces massacres organisés, planifiés et exécutés par le FPR et son armée ne sont pas épargnés.

 

L’amer constat est que même les Hutu qui ont pu s’exiler à l’extérieur du Rwanda que ce soit en Afrique ou ailleurs continuent d’être la cible de ces extrémistes tutsis. Kagame après avoir bombardé les camps des réfugiés en 1996 en RDC, il continue de multiplier ses attaques dans un pays indépendant, la RDC. Il s’appuie sur son cousin Nkunda, qui actuellement est aux abois face à l’armée des FARDC. Les dernières informations font état de désertion des soldats fidèles au rebelle Nkunda, ils seraient plus d’un millier à abandonner le maquis selon certaines sources, d’autres avancent un chiffre de 3000 rebelles.

 

Cependant, comme c’est toujours la stratégie kagamienne, une fois vaincus sur le champ de bataille, ils cherchent toutefois à distraire l’adversaire en demandant des négociations. La communauté internationale les appuie dans leurs manœuvres et il y a lieu de se demander pourquoi quand ce sont eux qui prennent le dessus, la même communauté internationale n’évoque pas des négociations.

 

Les patriotes congolais se demandent lequel peuple Nkunda se porte défenseur sachant qu’en RDC il existe toute une multitude d’ethnie, difficile serait de comprendre pourquoi seuls les tutsi se sentiraient menacés dans un pays que ces derniers prétendent être le leur. Ils ont également du mal comprendre comment un criminel puisse être pris pour un défenseur d’une communauté à laquelle il a apporté toutes les malheurs du monde. Pour qui roulent franchement ces criminels impunis et protégés par des forces invisibles.

 

Ce sont des aventuriers qui n’ont rien à sauver et voudraient que leur fin de règne soit tragique pour tout le peuple des grands lacs car fin des fins ils auront des comptes à rendre devant ce peuple meurtri. Ils mènent corps et âme une guerre idéologique dont ils ne sont pas sûrs de remporter car le monde entier les a découverts.

 

Les FPR et les pro-nkundistes par le biais de Kivupeace.org continuent à propager des informations contradictoires sur leur site. Hier ils demandaient des négociations, aujourd’hui ils affirment avoir pris le dessus sur les FARDC dans la localité de Rugari selon les informations du 21/10/2007 récoltées sur le site www.kivupeace.org. Cependant dans cette région, les militaires de Nkunda dans leur fuite et désespoir, ils prennent pour cible la population civile. Telle fut la même tactique utilisée au Rwanda, qui consistait à tuer les civils en faisant croire au monde qu’ils étaient impliqués dans des combats.

 

Dans leurs contradiction, ils reconnaissent néanmoins que la ville de Goma, ses périphéries et région de Masisi sont surarmées et sur militarisées. Ils affirment par ailleurs que ces affrontements ont causé le déplacement massif de la population civile.  Ce sont eux qui sèment la terreur pour occuper des montagnes vidés de sa population. Le peuple bantou et réfugiés hutu fuient leurs atrocités. Ce peuple a trop souffert et rien ne laisse exclure une coalition entre ce peuple opprimé pour déraciner cette force du mal, car trop c’est trop !

 

D’ores et déjà, les acteurs politiques devraient renforcer un autre «ka» positif pour contre caler le «ka» négatif et leurs ambitions hégémoniques. L’on a connu après l’indépendance le même «ka»  positif qui a pu amener le peuple rwandais à la souveraineté. Le cas Grégoire Kayibanda en est l’illustration. Seul le patriotistisme doit primer aux intérêts individuels. Dans le cas des leaders hutu de l’opposition, il y a l’illustration de deux « ka » qui ont lutté sans relâche jusqu’à nos jours. Je retiens le « ka » qui reflète Kanyamibwa félicien, membre fondateur de FDLR et par après de Urunana. L’autre ka, c’est le « ka » mal placé de Murwanashyaka,  je ne crois par qu’il puisse inverser  la donne. Il serait préférable que ces deux éminentes élites de l’opposition forment une coalition pour amener d’autres forces politiques à plaider pour une même cause. Il ne faudrait pas également négliger d’autres «ka» tels que Kanobana, Kanyaruhengeri qui pourraient changer quelques tendances en continuant à mener une contre offensive médiatique.

 

Le  ka  Kabila  peut jouer positivement dans la libération du peuple congolais et celui de toutes les nations des pays de grands lacs, nécessité serait de mieux comprendre l’origine des maux dont souffrent ces peuples et opter pour une coalition contre cette force du mal.

 

Umwanzi Ntabakure tout comme akamasa kazaca inka kazivuka mo.

 

Prud’homme.

 

Octobre 2007