Collectif du Six Avril 1994 Rwanda

Bruxelles, le 09 décembre 2002.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE A L’OCCASION DE LA VISITE DE PAUL KAGAME A BRUXELLES LE 09/12/2002

Douze ans viennent de s’écouler depuis que le FPR dirigé par le général Paul Kagame aujourd’hui en visite au Royaume de Belgique décida de conduire le peuple rwandais sous l’oppression et la tyranie. L’appétit meurtrier du FPR et de cet homme fort de Kigali, plutôt des grands lacs à la hauteur du grand terroriste international a été une fois de plus démontré lorsqu’il commença l’occupation et la mise à feu et à sang du Congo.

Consterné par cette gravissime situation, la jeunesse de la diaspora rwandaise à Bruxelles s’est mobilisée et n’a cessé de réclamer une « justice pour tous et une justice équitable DANS LE RESPECT DES LIBERTES PUBLIQUES COMME VALEURS FONDAMENTALES DE L'INVIOLABILITE DES DROITS HUMAINS ». C’est à ce titre que la manifestation de ce 09 décembre 2002 est organisée à Bruxelles pour dénoncer encore une fois la politique de l’impunité et d’injustice, le terrorisme et tous les dérives du pouvoir du FPR et du général KAGAME et enfin de demander que la lumière soit faite sur l’attentat terroriste du 06 avril 1994.

KAGAME PASSE AUX AVEUX

Depuis déjà huit ans, plusieurs voix se sont levées pour démontrer la responsabilité première de Paul KAGAME dans l’attentat terroriste, étincelle de la situation chaotique que connaît le Rwanda depuis le 06 avril 1994. Nous pouvons citer notamment :

Il avait jusque là essayé de garder son calme jusqu’à ce que le journaliste camerounais Charles ONANA remua la mèche dans la plaie en publiant le livre intitulé « LES SECRETS DU GENOCIDE RWANDAIS / Enquête sur les mystères d’un président (Kagame) ».

Poussé par son esprit dictatorial et terroriste qui l’a toujours caractérisé, le général Paul KAGAME entama un procès contre le journaliste Charles ONANA auprès des tribunaux français croyant encore une fois pouvoir étouffer la vérité. A son grand étonnement, les témoignages étayés pour mettre la lumière à ce dossier l’ont terrifié jusqu’à ce que ce 02 décembre 2002, de son propre gré, il passa aux aveux avant même que les plaidoiries n’aient lieu. Nous ne nous attardons pas sur le déroulement de ce procès étant donné qu’une conférence de presse à laquelle nous vous convions tous aujourd’hui à New Hôtel, boulevard Charlemagne 25/27 à 1000 Bruxelles à partir de 11h00 expliquera en long et en large le déroulement de ce procès.

JUSQUE QUAND L’INJUSTICE AU RWANDA ?

A l’aube du drame rwandais, plusieurs personnes de bonne foi se sont levées pour condamner ces actes ignobles. C’est dans ce cadre que fût créé le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).

Le 14 décembre 2000, l’agence France presse (AFP) citant l'agence de presse indépendante Hirondelle annonça « Les autorités de Kigali ont annoncé qu'elles coopéreraient avec le TPR qui enquête sur des soldats tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) soupçonnés d'avoir commis des atrocités lors de la guerre civile en 1994 ».

Une année et demi après sans que cette coopération n’ait pas encore démarré, voilà que le Rwanda décida de la suspendre pour poursuivre lui-même les auteurs des crimes contre l’humanité dans ses rangs. Où est-ce qu’on en est ? La conférence de presse d’aujourd’hui en parlera largement.

Animé par l’esprit de « JUSTICE POUR TOUS, JUSTICE EQUITABLE  ET RESPECT DES LIBERTES PUBLIQUES COMME VALEURS FONDAMENTALES DE L'INVIOLABILITE DES DROITS HUMAINS» la jeunesse de la diaspora rwandaise en Belgique apporte sa contribution en déposant des plaintes devant le juge d’instruction belge Me Damien VANDERMEERSCHE en rapport avec les crimes contre l’humanité commis au Rwanda. A ce jour, une dizaine de plaintes ainsi qu’une multitude de témoignages ont été déposés pour alimenter le dossier n° 85/00.

De l’autre côté l’agence de presse hirondelle à Arusha, le 29 novembre 2002 cite le Procureur Général Del Ponte : « …… For me, a victim is a victim, a crime falling within my mandate as the prosecutor is a crime, irrespective of the identity or the ethnicity or the political ideas of the person who committed the said crime. Justice does not accommodate political opportunism. No one should remain immune from prosecutions for the worst crimes ». Nous l’encourageons dans cette voie de la justice.

Il va de la crédibilité de la communauté internationale pour démontrer la raison d’être de ce tribunal en forçant la main au gouvernement rwandais pour faire lumière sur le drame qui continue d’endeuiller le Rwanda.

AUJOURDH’HUI, QUI DOIT PRESENTER LES EXCUSES ?

Plusieurs sources concordantes ne cessent de démontrer que la tragédie que connaît le peuple rwandais depuis octobre 1990 ainsi que les crimes contre l’humanité sans aucune mesure qui ont suivi l’attentat terroriste du 06 avril 1994 sont le résultat d’un plan machiavélique longtemps et soigneusement réfléchi par le noyau dur et terroriste du FPR pour exterminer des populations entières en Afrique centrale en général et au Rwanda en particulier.

Néanmoins, alors qu’il était en visite officielle au Rwanda en avril 2000, Monsieur Guy VERHOFSTADT, Premier Ministre belge a présenté les excuses au peuple rwandais pour les manquements de son pays à secourir un peuple entier entrain d’être massacré.

Maintenant que le général Paul KAGAME vient de passer aux aveux pour sa responsabilité et celle du FPR dans l’attentat terroriste du 06 avril 1994 longtemps occulté par la communauté internationale, le moment est venu pour qu’il présente ses excuses au peuple rwandais et à la communauté internationale en l’occurrence le peuple belge à qui il rend visite aujourd’hui pour le mensonge qu’il n’a cessé d’utiliser pour camoufler sa responsabilité dans la mort de plusieurs millions d’innocents qui viennent de tomber à la suite de la tragédie rwandaise dont il est l’auteur principal.

Nous pensons particulièrement aux dix casques bleus belges et à différents coopérants lâchement massacrés à la suite de cet attentat. Il devrait également profiter de cette visite pour leur présenter les excuses.

CONCLUSION

La visite du criminel Paul KAGAME est une occasion pour réclamer une fois de plus que :

Nous croyons à un combat pour la justice, pour le respect d’autrui, à la dignité humaine et nous souhaitons l’exprimer avec vous au cours de la conférence de presse et de la manifestation.

 

 

 

Albert RUKERERANTARE

Président du COSAR.