S.O.S : Le commandant Molondo et 15 officiers congolais en danger de mort


Mme. Marie IYOLA (Epouse du Commandant Jean-Pierre MOLONDO)
Bruxelles
11.10.01


Depuis le début de septembre, 15 officiers congolais, prisonniers de guerre des envahisseurs de notre pays et de leurs valets du Rcd, à la tête duquel se trouve le Commandant Jean-Pierre MOLONDO, ont été arrêtés à Kisangani (Province Orientale) par un commando spécial rwandais sous les ordres directs de BIZIMA KARAHA. Conduits 'manu militari' à Mushaki (route Goma-Masisi), localité servant de transit de Coltan et maquillé en camp d'entraînement pour le Rcd, les insurgés sont en train d'être euthanasiés par BIZIMA KARAHA qui a ordonné de ne pas leur donner la nourriture.

BIZIMA KARAHA reproche à ces officiers prisonniers de guerre:

1) De collaborer avec la MONUC et avec des acteurs politiques et de la société civile en vue de rendre effective la pacification et la démilitarisation de la ville de Kisangani en application de la résolution 1304 du Conseil de Sécurité de des Nations-Unies et dans l'esprit de Gaborone;

2) De refuser de laisser leurs hommes patrouiller à Kisangani avec les soldats rwandais qui s'infiltrent la nuit dans cette ville d'où leur gouvernement prétend les avoir fait partir pour arrêter, torturer, déporter et éliminer physiquement tous les Congolais qui résistent à l'occupation;

3) De s'opposer à l'incorporation future des soldats rwandais dans la future armée nationale après le Dialogue Intercongolais. En fait, il se sont élevés contre la confection de listes nominatives de soldats du mouvement rebelle dans lesquelles figurent des milliers d'éléments rwandais déguisés en "rwandophones congolais" et qui seront le bras armé au Congo des plans machiavéliques des Rwandais.

A la suite des tortures et mauvais traitements qui leur sont infligés, le Commandant MOLONDO, isolé dans un cachot gardé par des éléments rwandais, est gravement malade mais jusqu'à ce matin, il n'a pas été autorisé à recevoir la visite d'un médecin.

Nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté et particulièrement aux autorités congolaises, belges et au Secrétaire Général des Nations-Unies de faire pression sur le Président rwandais PAUL KAGAME et ses acolytes BIZIMA KARAHA et ADOLPHE ONUSUMBA, responsables de l'arrestation et de la détention de ces officiers nationalistes pour qu'ils ordonnent leur libération inconditionnelle ou qu'ils appliquent à leur égard les conventions internationales pertinentes relatives aux prisonniers de guerre. Le Commandant JEAN-PIERRE MOLONDO et ses compagnons qui ont réussi à nous faire parvenir un message dans lequel ils dénoncent du fond de leurs gêoles la barbarie du régime rwandais au Congo à travers les pratiques cruelles et inhumaines de son lieutenant KARAHA et ce à la veille du Dialogue Intercongolais et malgré la signature du Pacte Républicain. Ils demandent aux autorités nationales et des pays amis ainsi qu'à la communauté internationale de tout essayer pour mettre un terme aux exanctions dont non seulement eux-mêmes mais aussi un très grand nombre de Congolais des territoires occupés sont les victimes quotidiennes de la part des envahisseurs. Ils insistent sur l'indispensable nécessité d'éviter les inombrables pièges tendues par les envahisseurs pour faire capoter les efforts de restauration de l'intégrité et la souveraineté de notre pays poursuivis par le Dialogue Intercongolais.