ENSEMBLE, DE
MANIERE NON VIOLENTE, RECLAMONS L’ORGANISATION DES ELECTIONS
Peuple congolais,
Depuis plus de trois mois,
nous assistons à la division de la classe politique en deux camps opposés
concernant la fin de la transition. D’une part, il y a ceux qui proclament de
manière intraitable la fin de la transition au 30 juin 2005. D’autre part, nous
avons ceux qui défendent l’idée de la prolongation quasi automatique de la
transition avec ou sans réaménagement de l’espace politique.
Les premiers justifient leur
point de vue en affirmant que les animateurs de la transition avec la formule 1
+ 4 n’ont pas réussi à conduire le peuple aux élections endéans les deux ans
prévus par l’Accord Global et Inclusif ainsi que par
Pour le deuxième camp, la
transition doit se poursuivre jusqu’à la tenue des élections et ne prend fin
qu’à l’investiture du nouveau Chef de l’Etat élu au suffrage universel.
La guerre des ondes marquée
par des déclarations aussi incendiaires qu’injurieuses s’intensifie et fait
monter la tension de jour en jour.
Le spectre de l’implosion du
pays se profile à l’horizon. Le pays risque de se précipiter dans une situation
difficile à gérer et ayant des conséquences catastrophiques pour la paix.
Au regard du spectacle que
nous offre la classe politique congolaise, nous devons ouvrir l’œil et prendre
conscience de la gravité de la situation.
Nous devons réaffirmer notre détermination à aller le plus vite possible
aux élections libres et transparentes, qui seront génératrices d’un nouvel
ordre politique et socio-économique.
Pour nous, peuple congolais,
les élections représentent l’espoir d’entrer progressivement dans un Etat de
droit, juste et prospère.
Nous ne voulons pas d’une
transition qui risque de se prolonger indéfiniment avec des dirigeants
politiques qui ne nous inspirent plus confiance. Nous ne voulons pas non plus que l’on chercher à accéder au
pouvoir sans les élections.
Aussi, réclamons nous
fortement la préparation, l’organisation et la tenue des élections dans les
délais prévus par loi. Nous
voulons faire cette revendication de manière non violente, dans le respect
absolu des personnes et des biens.
Pour cela, nous nous engageons :
-
à
organiser une campagne d’éducation à la non violence active ;
-
à
signer une pétition adressée aux acteurs politiques et à la communauté
internationale qui aura pour objet l’organisation des élections ;
-
à poursuivre la formation civique et électorale de toute la population.
Nous nous engageons à nous
approprier le processus électoral en nous impliquant davantage dans
l’organisation matérielle des élections, dans l’identification des futurs
candidats et dans la lutte contre la fraude électorale.
Nous invitons les animateurs
de la transition et tous les autres acteurs politiques à se mettre autour d’une
table en vue de procéder à une évaluation sans complaisance de la période de
transition que nous venons de vivre.
Au terme de ce dialogue, nous exigeons un réaménagement de l’espace
politique dans le respect de la loi afin d’atteindre l’objectif majeur de la
transition à savoir : conduire le peuple aux élections libres,
démocratique et transparentes.
Fait à Kinshasa, le 18 mai
2005
Pour le
« Collectif Chrétien pour les Elections 2005 » :
CIAM-KIN- GROUPE
AMOS-MIEC-MIIC-RODHECIC-IKOLO YA BONDEKO