Autour des GRANDS LACS au coeur de l'Afrique, avant le drame, la
rumeur court persistante et finit par être banalisée dans une fiction
avant que les faits spectaculaires ne viennent la confirmer.
L'information que nous vous livrons vient d'une source présente à
ARUSHA. Dans les couloirs du TPIR, on en chuchote...c'est une affaire
à prendre au sérieux. Et surtout qu'on se le diese.
Voici la nouvelle telle qu'elle vient de nous être transmise:
"Alerte
TRIBUNAL INTERNATIONAL D'ARUSHA SUR LE RWANDA. DANGER!
Les régimes militaires de Kigali et Kampala auxquels tout est permis par la Communauté Internationale, se proposent d'attaquer la prison d'Arusha et d'y assassiner les anciens ministres et autres responsables Rwandais du régime Habyarimana qui y sont incarcérés. Ces prisonniers sur lesquels Kagame n'a aucune emprise l'embarrassent beaucoup à cause des révélations qu'ils font sur lui-même, son régime et ses forfaits passés et présents. Ces prisonniers détiennent notamment des preuves sur les massacres perpétrés par le F.P.R avant et après sa prise du pouvoir ainsi que sa responsabilité dans la mort des présidents rwandais et burundais Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira. Les anciens ministres Casimir Bizimungu et Nzirorera, chargés jadis du dossier des réfugiés tutsi rwandais, sont particulièrement visés puisque Museveni et Kagame croient qu'ils vont les incriminer avec des preuves crédibles.
Cette attaque de la prison d'Arusha, programmée pour bientôt puisque le bruit circule déjà, sera attribuée aux milices Interahamwe par les média favorables à Kagame et Museveni, qui prétendront s'agir d'une tentative de libération qui aura été déjouée de justesse par les forces d'ordre du pays hôte et qui aura tourné au drame (hélas, dira-t-on)"
Notre commentaire: Nous associons ce projet criminel à l'assassinat encore récent des touristes occidentaux dans le Parc de Buindi en Ouganda. Si ce macabre projet devait se réaliser, nous devrons comprendre que l'assassinat des touristes attribués aux "INTERAHAMWE" par ceux-là mêmes qui avaient organisé le piège, avait pour objectif de préparer les esprits des Sponsors habituels de Kigali et Kampala que le Kosovo suffit à les distraire. Si les "INTERAHAMWE" font encore parler d'eux au bord du lac Victoria, Washington, Bruxelles, Paris et Londres ne bougeront pas même si les victimes sont sous le toit d'une Institution onusienne...la moindre des choses sera d'encourager Kigali et Kampala d'aller nettoyer le TPIR avec la complaisance des autorités tanzaniennes. Ils sont très forts ces seigneurs de guerre; mais pour combien de temps encore et surtout combien de victimes encore?
Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie. Et l'histoire officielle est souvent écrite par ceux qui ont pendu les héros.
AVE
Marcel GERIN