ADHÉSIONS ET LETTRES D'APPUI À LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE L'AN 2000


Comité pour le Prix Nobel
Majorque, Espagne
Juillet 2000

 

LES ADHÉSIONS QUE LA CANDIDATURE A REÇU SONT DÉJÀ PRESQUE 8000. DANS CET DOCUMENT NOUS ÉNUMÉRONS SEULEMENT QUELQUES-UNES PARMI LES PLUS REMARQUABLES EN FONCTION DE LA BRIÈVETÉ.

Cadre africain, 14 appuis parmi lesquels:

Cadre des missionnaires des Grands Lacs africains, 32 appuis:

Cadre de la coopération, des droits de lŽhomme, de la paix et de lŽhumanitaire, 34 appuis, entre lesquels:

Cadre politique et institutionnel, 105 appuis, entre lesquels:

Cadre de la magistrature, 9 appuis

Cadre ecclésiastique et spirituel, 56 appuis, entre lesquels:

Cadre académique et intellectuel, 62 appuis:

Cadre de lŽaction sociale et écologique, 24 appuis, entre lesquels:

Cadre culturel, éducatif et de la société civile, 48 appuis, parmi lesquels:

Cadre de la société civile, 41 appuis, parmi lesquels:

 

 

CE DOCUMENT CONTIENT LA TRANSCRIPTION OU TRADUCTION DE QUELQUES UNES, PARMI LES PLUS REMARQUABLES, DES LETTRES D'ADHÉSION REÇUES

 

Traduction de la lettre du Consell Insular de Mallorca

CONSEIL INSULAIRE DE MAJORQUE

Secrétariat de la Présidence

Monsieur,

Le Conseil Insulaire de Majorque, en séance plénière ordinaire tenue le 3 mai 1999, a adopté l'agrément qui suit:

"Ayant examiné la pétition de la 'Campagne en faveur de la candidature de Juan Carrero Saralegui au prix Nobel de la paix de l'an 2000', accréditée par la documentation ci-jointe, notre corporation se félicite du fait qu'un citoyen majorquin soit proposé pour une mention honorifique.

Le Conseil Insulaire de Majorque, en représentation du peuple majorquin, est fier d'appuyer la candidature de Juan Carrero et lui est reconnaissant de la remarquable tâche solidaire mise en oeuvre toute au long de sa vie, et tout particulièrement, de sa contribution personnelle à la prise de conscience de l'opinion publique et des institutions européennes à l'égard de la situation dans la région des Grands Lacs africains.

Pour toutes ces raisons, les groupes de consellers signataires présentent la motion suivante:

1.- Le Conseil Insulaire de Majorque adhère à la proposition de nomination de Juan Carrero Saralegui au prix Nobel de la paix de l'an 2000.

Afin que vous en ayez connaissance et pour valoir et servir ce que de droit.

Palma, le 1er juillet 1999

LA PRÉSIDENTE:

Signé: Maria Antònia Munar i Riutort

M. Bernat Vicenç Vich, porte-parole du Comité pour la Campagne en faveur de la Candidature de Juan Carrero au Prix Nobel de la Paix de l'an 2000.

 

Traduction de la lettre de Vicenç Ferrer

DE M. VICENÇ FERRER

PRIX PRINCIPE DE ASTURIAS DE LA CONCORDE

AU COMITÉ D'APPUI EN FAVEUR DE LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO

SARALEGUI POUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX DE L'AN 2000

Palma, le 3 Mai 1999.

Connaissant la trajectoire de Juan Carrero Saralegui tout au long de ces années entièrement consacrées à la défense inconditionnelle de la justice, de la liberté et des droits de l'homme, et reconnaissant son implication directe dans la dénonciation publique de la douleur qui afflige les hommes et les femmes de la région africaine des Grands Lacs, je suis convaincu du bien-fondé de cette nomination au Prix Nobel de la Paix.

La concession de ce prix constituerait un appui important aux actuelles dénonciations minoritaires concernant les massacres et la violence continuelle qui ne cessent d'accabler la zone des Grands Lacs africains, et ouvrirait les portes vers l'espoir d'une intervention humanitaire dans les régions touchées.

Vicenç Ferrer

 

Traduction de la lettre de l'Évêque de Majorque

L'Évêque de Majorque

AU COMITÉ DE SOUTIEN DE LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI

AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE L'AN 2000

Par ces mots, je tiens à manifester mon adhésion à la candidature de M. JUAN CARRERO SARALEGUI au prix Nobel de la paix de l'an 2000. Et je le fais d'après la connaissance directe de la personne et le grand intérêt porté à ses initiatives en faveur de la paix, tout particulièrement en ce qui concerne les graves conflits qui affligent la région africaine des Grands Lacs.

Je connais parfaitement la pensée du candidat à propos de l'urgence de travailler pour la justice, la liberté et les droits humains comme la meilleure voie menant à la la paix, ainsi que son admirable et généreux dévouement à cette noble cause depuis de longues années et son comportement sans tache, parfaitement cohérent avec l'esprit des grands maîtres du pacifisme de tous les temps et tous les peuples.

Je voudrais aussi souligner que la présence, depuis longtemps, des missionnaires majorquins dans les pays des Grands Lacs et les voyages fréquents que j'y ai réalisés, m'ont permis de connaître directement la tragédie qui affligent ces peuples et le besoin urgent d'une intervention humanitaire de la communauté internationale en faveur de la justice, la réconciliation, le respect des droits de l'homme, la coexistence démocratique et la paix dans cette région. Toutes ces raisons me portent à apprécier énormément la tâche du candidat en faveur de la cause des pays africains des Grands Lacs.

L'octroi du prix Nobel de la paix à JUAN CARRERO SARALEGUI, outre la reconnaissance de ses mérites dans la lutte pacifique pour la paix, à mon avis dignes de cette distinction, permettrait d'ouvrir une nouvelle porte vers l'espoir de trouver une solution aux graves conflits qui affligent cette région.

Palma de Majorque, le 15 Juin 1999.

Teodoro Úbeda, Évêque de Majorque

 

Traduction de la lettre de Dolores Aleixandre Parra

C'est par hasard que j'ai fait la connaissance de Joan Carrero: je suis allée à Palma de Majorque pour prononcer une conférence et j'ai prolongé mon voyage d'un jour pour rendre visite à une soeur de ma congrégation qui vit à S'Olivar; éblouie par la beauté et la tranquillité du site, j'ai décidé de venir me retirer en juin pour une semaine de prière, dans un de ses ermitages. C'est alors que j'ai eu l'occasion de rencontrer Joan, de parler avec lui et de rejoindre, par son intermédiaire, la cause de la pacification des Grands Lacs africains.

Comme tant d'autres personnes de ma génération, j'admire Gandhi, Lanza del Vasto, que j'ai connu personnellement, et Luther King; mais leur condition de personnalités gigantesques voire mythiques empêchait, logiquement, une approche autre que celle de la "dévotion admirative". Et, soudain, à S'Olivar j'ai rencontré quelqu'un qui incarne de la façon la plus simple, proche, cordiale et humble, le projet utopique de la non-violence active, et tout cela, dans son cas, à partir d'une expérience mystique.

Je dois dire que je n'avais pas trouvé jusqu'à présent de confirmation aussi évidente de ma conviction, née de l'étude du prophétisme biblique, dans le fait que ce sont les hommes et les femmes les plus fortement séduits par Dieu qui s'engagent avec le plus de force dans la défense des causes humaines, gagnés par cette passion de Dieu pour son monde.

C'est pourquoi je déclare mon appui inconditionnel à la nomination de Joan Carrero Saralegui au prix Nobel de la paix, ainsi que mon désir de faire connaître, par tous les moyens à ma portée, la cause à laquelle il se consacre.

Dolores Aleixandre, le 17 juin 1999.

Dolores Aleixandre Parra est religieuse du "Sacré-Coeur" et professeur d' "Ecriture sainte" à la Faculté de Théologie de l'Université de Comillas, à Madrid.

 

Traduction de la lettre des Soeurs de la Charité de Saint Vincent de Paul

SOEURS DE LA CHARITÉ DE SAINT VINCENT DE PAUL

AU COMITÉ D'APPUI EN FAVEUR DE LA CANDIDATURE DE JOAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE L'AN 2000

Il y a très longtemps que je connais personnellement Joan Carrero et toute sa trajectoire en faveur de la paix , dans les pays des Grands Lacs en particulier. Son travail humble et constant et son honnêteté personnelle admirable en font un véritable maître de la défense des droits de l'homme, de la justice et de la paix.

En tant que Supérieure générale des Soeurs de la Charité, j'ai visité le Burundi à plusieurs reprises, car un groupe de soeurs de ma Congrégation y travaille et j'ai pu constater personnellement la situation de souffrance et de misère dans laquelle se trouvent les gens de cette région des Grands Lacs.

Juan Carrero a travaillé et travaille sans relâche pour que les droits de l'homme soient respectés dans ces pays, pour que règnent enfin la justice et la coexistence pacifique.

J'ai étudié avec mon Conseil général l'appui inconditionnel à la candidature de Joan Carrero Saralegui au prix Nobel de la paix de l'an 2000, lequel a adhéré A L'UNANIMITE à ladite pétition.

A Palma de Majorque, le 22 juin 1999.

Maria del Pilar Bosch Cladera

Supérieure Générale.

 

Traduction de la lettre de Carmel Bonnín i Cortes

CARMEL BONNIN I CORTÉS

Avocat

AU COMITÉ EN FAVEUR DE LA CANDIDATURE

DE JUAN CARRERO SARALEGUI

AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE L'AN 2000

Messieurs,

Cela fait de nombreuses années que j'ai le privilège d'avoir été choisi par Juan Carrero, je ne sais toujours pas très bien pourquoi, comme confident et interlocuteur dans ses projets et investigations.

Depuis son option de contemplation et non-violenece, il a su écouter et deviner les lamentations des pauvres de ce monde, se convertissant ainsi en un facteur de changement et d'interpellation.

Je pense que depuis la guerre de Bosnie, il y a maintenant plus de cinq ans, Juan Carrero a fait un pas décisif dans la matérialisation de son témoignage interpellateur. Et il continue, fidèle à ses principes et obstiné, à nous faire découvrir le côté sanglant de la douleur humaine en Bosnie, dans la région des Grands Lacs africains ou au Kosovo.

Juan Carrero sait être solidaire et inviter les autres à l'être aussi, à partir de la simplicité, de l'indépendance la plus profonde et dans l'intérêt des victimes, en se mettant tout simplement à leur place.

C'est pourquoi Juan Carrero est pour moi, et certainement pour beaucoup d'autres, un symbole de ce qu'il faut faire ici et aujourd'hui, et c'est avec un grand plaisir que j'apporte mon soutien à sa candidature au prix Nobel de la paix de l'an 2000.

Carmel Bonnin Cortés

Avocat

Président en fonction de 'Justice et Paix'

Secrétaire du 'Fond Majorquin de Solidarité et de Coopération'

Palma, 29 juin 1999.

 

Traduction de la lettre du Parlement des Îles Baléares

AU BUREAU DU PARLEMENT DES îLES BALÉARES

Le Groupe Parlementaire Socialiste, le Groupe Parlementaire PSM-Entesa ( Entente) Nacionalista (Nationaliste), le Groupe Parlementaire dŽEsquerra Unida i Ecologista (dŽUnion de la Gauche Écologiste), le Groupe Parlementaire Mixto (Mixte) et le Groupe Parlementaire Popular (Populaire),[...] présentent la PROPOSITION NON DE LOI suivante pour quŽelle soit transmise à la Séance Plénière de la Chambre:

TITRE: Nomination de Juan Carrero Saralegui au Prix Nobel de la Paix.

Une fois assurée la pétition de la "Campagne en faveur de la candidature de Juan Carrero Saralegui au Prix Nobel de lŽan 2000", cette chambre se félicite du fait quŽun citoyen de Majorque soit proposé pour une nomination honorifique.

Le Parlement des îles Baléares, en représentation du peuple des îles Baléares, donne son appui à la candidature de Juan Carrero et est reconnaissant de son travail solidaire réalisé tout au long de sa vie et, tout spécialement, de sa contribution personnelle pour rendre lŽopinion publique consciente et les institutions européennes en rapport avec la problématique humanitaire de la zone des Grands Lacs Africains.

Pour tout cela, Le Groupe Parlementaire Socialiste présente à la Séance Plénière la PROPOSITION NON DE LOI suivante:

  1. Le Parlement des îles Baléares adhère à la proposition de nomination de Juan Carrero Saralegui pour le Prix Nobel de la Paix de lŽan 2000.
  2. Le Parlement des îles Baléares prie instamment le Govern(Gouvernement) de se ranger à la proposition de nomination de Juan Carrero Saralegui pour le Prix Nobel de la Paix de lŽan 2000.

Au siège du parlement, le 29 Septembre 1999

 

Andreu Crespí Pour le groupe Parlementaire Socialiste

Joan Bosbo Gomila Pour le Groupe Parlementaire PSM-Entesa Nacionalista Miquel Ramon Pour le Groupe ParlementaireDŽEsquerra Unida i Ecologista

MȘ Antonia Munar Pour le Groupe Parlementaire dŽÚM

José MȘ González Pour le Groupe Parlementaire Popular

 

Traduction du bulletin Officiel du Parlement Général- Chambre des Députés

Au Siège de la Chambre des députés

Motivation

En satisfaisant à la demande du Comité de soutien de la candidature de Juan Carrero Saralegui au Prix Nobel de la Paix pour lŽan 2000, la Chambre des Députés donne son appui à la candidature de Juan Carrero et tient à le remercier de consacrer son temps au travail solidaire et de sa contribution personnelle pour que lŽopinion publique et les institutions européennes prennent conscience par rapport aux événements tragiques et aux situations dŽinjustice qui, en particulier depuis 1990, se succèdent dans la région des Grands Lacs dŽAfrique.

Pour tout cela, nous présentons le Proposition suivante:

Proposition de non Loi

  1. La Chambre des Députés adhère à la proposition de nomination de Juan Carrero Saralegui pour le Prix Nobel de la Paix de lŽan 2000.
  2. La Chambre des Députés prie instamment le Govern(Gouvernement) dŽinciter et de promouvoir la proposition de nomination de Juan Carrero Saralegui pour le Prix Nobel de la Paix de lŽan 2000.

Palais du Congrès des Députés, le 16 novembre 1999

 

Traduction de la lettre de la Delegation des Missions - Diocese de Majorque

DÉLÉGATION DIOCÉSAINE DES MISSIONS

AU COMITÉ EN FAVEUR DE LA CANDIDATURE

DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE L'AN 2000

Messieurs,

J'ai l'honneur de m'adresser à vous pour appuyer la candidature de Juan Carrero Saralegui au prix Nobel de la paix de l'an 2000, en reconnaissance des efforts réalisés durant sa longue trajectoire en faveur de la paix, des droits de l'homme, de la justice et de la liberté des plus défavorisés, depuis son option pour la non-violence.

En tant que missionnaire au Burundi, de 1976 à 1997, j'ai été témoin des efforts, des réalisations et du dévouement de Juan en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs d'Afrique centrale [...]

C'est avec grand intérêt que je suis en ce moment, en tant que délégué de missions du diocèse de Majorque, la situation problématique de ces pays, notamment celle du Rwanda et du Burundi, puisque nos missionnaires y travaillent et n'ont à aucun moment abandonné leur mission malgré les problèmes énormes auxquels ils ont dû faire face ces dernières années.

L'un des mérites de Joan Carrero Saralegui a été d'être la "voix de ceux qui n'ont pas de voix". Il a éveillé la conscience des pays d'Europe à l'égard des droits des hommes et des femmes déshérités et si peu connus de ces pays, et il l'a toujours fait sous le drapeau de la paix et de la non-violence.

Dans les circonstances actuelles et connaissant la mentalité de ces peuples d'Afrique, polarisés sur le problème Hutu-Tutsi, le fait de décerner le prix Nobel de la paix à un homme de l'extérieur, un "mushingantahe" (mot kirundi plein de sens dans la mentalité du peuple burundais) pourrait aider dans une grande mesure à ce que ces peuples retrouvent la paix, la coexistence dans un monde de justice et de liberté, des valeurs qui existent dans leur tradition culturelle mais qui leur ont malheureusement été arrachées.

En mon nom personnel et au nom de la délégation des Missions du Diocèse de Majorque, j'offre mon appui à la candidature de Juan Carrero Saralegui au prix Nobel de la paix de l'an 2000.

Signé à Palma de Majorque, le 14 juillet 1999.

Jaume Mas Julià

 

Traduction de la lettre de Miquel Parets i Serra

AU COMITÉ DŽAPPUI EN FAVEUR DE LA CANDIDATURE

DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX 2000

Je mŽappelle Miquel Parets i Serra, numéro de D.N.I (Carte Nationale dŽIdentité) 43098463-D, missionnaire depuis 1961 au Burundi, Rwanda, au Congo et en Tanzanie. JŽai vécu toutes les guerres de la Religion, en fuyant dŽun pays à lŽautre avec les réfugiés hutus, jusqu Žen 1997, date à laquelle un infarctus mŽa amené à Majorque

JŽai vécu le JEÛNE de Juan Carrero dans les Camps de Tanzanie. Dans chacun des quatre camps que je visitais -une semaine chaque mois- je commentais même avec des photographies le jeûne de Juan et de ses compagnons.Le commentaire des réfugiés était unanime. Je cite textuellement leurs propos [...] "Tel que nous le disons au Kirundi, nul nŽest aimé ou haï par tous... Juan nous aime".

Personnellement jugé et expulsé par mes frères extrémistes batutsi, jŽai trouvé chez Juan Carrero lŽhomme européen -LE SEUL !- à qui je nŽai pas dû expliquer le problème HUTU-TUTSI-TWA. Il lŽavait capté tout aussi bien que moi après avoir passé 30 ans sur ces territoires. Les batutsi veulent être la chose pour laquelle ils ont des dispositions "BAKIVUKIYEMWO" qui est, selon eux, GOUVERNER. Déjà en 1972 le père NGEZA avant de mourir criblé de balles a pu ôter à ses frères tutsis: "VOUS AVEZ ORGANISÉ VOUS-MÊMES UNE RÉBELLION POUR JUSTIFIER CETTE RÉPRESSION" (CŽétait ses frères hutus qui déchargeaient sur lui leur arme. Les soldats tutsis tuaient les soldats hutus qui venaient dŽassassiner les hutus comme eux).

Juan Carrero a compris mieux que personne le problème hutu-tutsi-twa il se lŽest approprié, il continue de le vivre. Les deux génocides de tutsi et hutu déshonorent notre fin de millénaire...Le premier -les premiers- mondes se taisent devant une si grande misère, tandis que les hutus continuent dŽêtre réduits en esclavage, tués. Dieu veuille que le PRIX NOBEL accordé à Juan soit- et ce serait -un fort cri dŽespérance pour ces personners oubliées de la terre.

Votre très dévoué dans le Christ

MIQUEL PARETS I SERRA

DIOC.DE CHIOSICA

LIMA-PÉROU

 

Traduction de la lettre des Missionnaires des Sacrés Cœurs

MISSIONNAIRES DES SACRES CŒURS DE JESUS ET DE MARIE (MAJORQUE)

Maison Mère

Cher ami:

En tant que connaisseur des activités de Monsieur Juan Carrero Saralegui en faveur de la paix et de la cohabitation, lacérées violemment dans beaucoup dŽendroits du monde et particulièrement sensible devant la situation de violence institutée dans la région des Grands Lacs de lŽAfrique Centrale, je me rallie à la proposition pour que le Prix Nobel de la Paix de lŽan 2000 lui soit concédé.

Nous, les missionnaires des Sacrés Coeurs, étions et sommes présents dans cette région africaine, avant et après les actes violents qui ont éclaté de façon très agressive en 1994. Je suis le témoin direct, bien que très modeste, parce que jŽai visité cet endroit chaque année et jŽai donc pu connaître la situation de détresse de centaines de mille de personnes réfugiées, en particulier à lŽOuest de la Tanzanie, jusquŽà ce quŽelles soient expulsées par les pouvoirs publiques néoimpérialistes -veuillez excuser le mot plus connoté de solidarité que dŽidéologie-, sans quŽaucune cause ne nous soit invoquée, hormis celle dŽêtre aux côtés des réfugiés, pour le simple fait de le faire.

Je confesse que les voies normales de pacification, comme le serait celle des entretiens entre les gouvernements, ont apporté de bien maigres résultats. Nous avons essayé depuis des institutions très reconnues.

Je sais, de façon directe, que quelques commissaires des Nations Unies des camps de réfugiés se sentaient instrumentés par les gouvernements des grands pays qui sont entrés récemment en Afrique Centrale, ainsi que de la part des anciennes puissances colonisatrices.

À lŽintérieur de notre Communauté, nous avons des frères de diverses ethnies, qui cohabitent non seulement avec la tolérance, mais aussi avec un style de fraternité excellent. Ce qui fait quŽà la Congrégation on croit que la réconciliation est possible. Non seulement nous le croyons en vertu du Crédo Catholique, mais aussi avec la force que cette fraternité inébranlable nous donne dans la maison, et qui, Je le sais dŽune façon certaine, maintient le Rwanda en position de martyres- dans lŽacception étymologique du terme- dans les diverses etniies, confessions, religions et façons de penser. Je sais que le fait dŽêtre une personne compte beaucoup plus de ce que cela émerge dans lŽinformation que lŽon diffuse.

CŽest pour cela quŽil me semble approprié de proposer Monsieur Carrero au Prix Nobel de la paix de lŽan 2000.Je ne fais que ratifier, si cela est possible ce quŽun certain frère de la Congrégation a exprimé, après son retour des camps de réfugiés.

Pour cela, mon bon ami, reçois notre appui et mon témoignage personnel de solidarité pour cette cause.

Sanctuaire de la vierge de Luc (Lluc), le 24 août 1999

Josep Amengual i Batle, Luc, M.SS.CC,.(Missionnaires des Sacrés Coeurs )

Supérieur Général

 

Traduction de la lettre de José María Mendiluce

AU COMITÉ EN FAVEUR DE LA CANDIDATURE DE

JUAN CARRERO SARALEGUI

AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE LŽAN 2000

Je soussigné José María Mendiluce,

Je reconnais lŽeffort de Juan Carrero Saralegui pour la défense de la Paix, des droits de lŽhomme, de la justice et de la liberté des plus défavorisés, depuis son choix pour la non violence tout au long de la trajectoire de sa vie.

Je reconnais en particulier son engagement dans la lutte pour faire triompher ces valeurs dans la région des Grands Lacs africains, où se poursuit , bien que silencieuse, une grande tragédie.

JŽai connu tout spécialement Juan et sa détermination et son honnêteté, son engagement généreux et son travail ardu sans conditions mŽont impressionné vivement.

AVEC CE DOCUMENT, JE DÉSIRE DONNER MON APPUI À LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE LŽAN 2000

Signé à Strasbourg le 16 décembre 1999.

Nom José María Mendiluce

Charge Député du Parlement Européen

 

Traduccion de la lettre de Raimon Panikkar

Fondation Vivarum

Centre dŽétudes interculturelles

Tavertet, 23 mai 2000

AU COMITÉ DŽAPPUI POUR LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX 2000.

Chers Messieurs:

JŽai le plaisir de mŽadresser à vous pour exprimer mon appui le plus ferme en faveur de la candidature de Juan Carrero Saralegui pour le prix Nobel de la Paix de lŽan 2000. Je ne peux que manifester ma reconnaissance enthousiaste pour tout le travail et pour tous les efforts réalisés pendant toutes ces années par Monsieur Carrero pour la défense des personnes les plus défavorisées. Je voudrais exprimer aussi ma conviction en ce qui concerne la volonté de sŽopposer à lŽinjustice, pour grande et humiliante quŽelle soit, au moyen de méthodes non-violentes; ceci constitue une attitude exemplaire qui mérite la reconnaissance la plus généreuse quŽil soit. Cette attitude qui caractérise la vie de monsieur Carrero est un signe de la transformation spirituelle que notre monde, marqué dŽune manière si profonde par une injustice et par une inégalité croissantes, réclame.

Je profite de lŽoccasion pour vous saluer bien cordialement et vous souhaiter le succès que votre tâche mérite.

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

Raimon Panikkar

Président de la Fondation Vivarium

 

Traduccion de la lettre de Berta Meneses

AU COMITÉ EN FAVEUR DE LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE LŽAN 2000

Berta Meneses Rodríguez

AVEC CE DOCUMENT, JE DÉSIRE DONNER MON APPUI À LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX DE LŽAN 2000.

Cela fait de nombreuses années que je connais Juan Carrero Saralegui ainsi que sa trajectoire pour la défense inconditionnelle de la justice, de la liberté et des droits de lŽhomme.

JŽai aussi pleine conscience du fait que cette attitude en faveur de la Justice et de la Paix jaillit dŽune expérience profonde, cette expérience même qui le conduit à voir lŽhomme dans toute sa dimension humaine et divine. Pour celui qui a cette vision, devant la situation de ceux qui souffrent de lŽinjustice, il éprouve une grande compassion qui pousse à un compromis sérieux et risqué en faveur de ces minorités oubliées, marginalisées et victimes de la violence. Voilà lŽattitude et le compromis de Juan Carrero.

Son implication directe dans la dénonciation publique de la douleur dont les êtres humains dans la zone africaine des Grands Lacs sont en train de souffrir, nous démontre de façon claire et décisive le caractère urgent de cette situation.

Je reconnais son compromis dans la lutte pour faire triompher les droits de lŽhomme, la justice et la liberté dans la région des Grands Lacs africains, où une grand tragédie continue de se manifester bien que de façon silencieuse.

Pour cela jŽappuie fermement la nomination de sa personne au Prix Nobel de la Paix.

LŽattribution de ce prix supposerait un appui important et ouvrirait les portes de lŽespérance dŽune intervention humanitaire dans la zone des Grands Lacs africains.

Signé à Barcelone le 10 mai 2000

 

Signature

Nom: Berta Meneses Rodríguez

Charge: Religieuse Filipense et Maîtresse Zen

 

Traduction de la lettre de Cecili Buele i Ramis

 En tant que citoyen européen, député de PSM- Entesa Nacionalista (Entente Nationaliste ) au parlement des îles Baléares, et en tant que Conseiller de la Culture et de la Jeunesse du Conseil Insulaire de Majorque, jŽadhère publiquement à la campagne des citoyens qui est en train de se déployer en faveur de JUAN CARRERO SARALEGUI comme candidat au Prix Nobel de la Paix.

La situation tragique dont souffrent beaucoup de personnes dans la région africaine des Grands Lacs, depuis beaucoup dŽannées, réclame des voix énergiques, claires et fortes -comme celle de Juan Carrero-, afin quŽune réaction internationale qui sèmerait et maintiendrait la paix et la cohabitation démocratique dŽune manière définitive se produise.

Majorque, le 19 mars 2000

Cecili Buele i Ramis

 

Lettre de la La communauté Burundaise du Canada, Région de Québec

 JUAN CARRERO SARALEGUI

QUÉBEC, LE 26-05-2000

PRIX NOBEL DE LA PAIX 2000


La communauté Burundaise du Canada Région de Québec loue le courage, la détermination et le dévouement que vous ne cessez de témoigner à l'égard des opprimés de la région des grands lacs Africains. La lutte pour la paix, la justice, l'égalité pour tous et la démocratie devra être plus longue mais, Dieu aidant, nous y arriverons puisque nous avons des élites qui nous ont précédés et qui nous ont servi d'exemple, comme Jeanne d'ARC pour abolir le système féodal en France, Martin LUTHER KING pour éradiquer l'esclavage aux États Unis d'Amérique, Nelson MANDELA pour démanteler l'apartheid en Afrique du Sud, VOUS et votre ORGANISATION pour ramener la paix dans le monde et particulièrement en Afrique des Grand Lacs.

Les atrocités qu' endurent les burundais ne datent pas d'aujourd'hui mais d'avant la colonisation[....].Le régime Tutsi s'est donné le privilège de dominer le peuple Hutu par la terreur[....].

De plus le Major Pierre BUYOYA continue sa politique d'extermination des Hutus en les regroupant dans des camps de concentration, en les emprisonnant arbitrairement, et en les excluant de tous les organes politiques, économiques et militaires du pays. Pire encore en les tuant sans que la justice ne vienne à leur secours. Les chiffres avancés par les observateurs neutres et organisations non gouvernementales remontent à plus de 200000 morts depuis le coups d'état de 1993.

Voilà la souffrance d'un peuple qui n'aspire qu'à la démocratie et qui ne voit que le salut en Votre dévouement. Nous savons que Vous comprenez la souffrance abusive qu'un peuple peut confronter[....]

La communauté burundaise du Canada Région de Québec Vous félicite et vous rassure qu'elle Vous soutiendra dans toutes vos démarches vers la solution aux problèmes burundais. Notre souhait est que Dieu puisse être à vos côtés et surtout qu'il Vous préserve et Vous guide dans cette lourde tâche de parler pour les peuples asservis.

Pour la communauté burundaise du Canada, Région de Québec

Ezéchias NIBIGIRA Président

 

 

LES TROIS LETTRES SUIVANTES MÉRITENT UN TRAITEMENT SPÉCIAL: LES DEUX PREMIÈRES PARCE QU'ELLES RÉALISENT UNE ANALYSE EN PROFONDEUR DE LA TRAGÉDIE DES GRANDS LACS ET DE L'IMPORTANCE DE LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI AU PRIX NOBEL DE LA PAIX. ET LA TROISIÈME PARCE QUE L'AUTEUR, MADAME MARY ROBINSON, EST TRÈS SIGNIFICATIVE (MALGRÉ QUE CETTE LETTRE NE PEUT PAS ÊTRE CONSIDERÉE COMME UNE LETTRE D'APPUI À LA CANDIDATURE)

 

Lettre dŽappui de lŽAssociation INSHUTI, amis des peuples du Rwanda et du Burundi.

Association Catalane spécialisée dans lŽAfrique des Grands lacs

Appuyer la candidature de Juan Carrero veut dire pour nous une possibilité extraordinaire de faire connaître une analyse du conflit de lŽAfrique des Grands Lacs qui a été à plusieurs reprises passée sous silence, ignorée, voire même criminalisée, et qui est centrée sur un point essentiel: une partie de lŽethnie minoritaire tutsi a été utilisée par certains groupes de pression dŽAmérique du Nord pour contrôler lŽAfrique Centrale. Il est bien clair que ce conflit contient beaucoup dŽautres éléments, mais nous croyons que Juan trouve juste quand il dit que la clé de lŽarc se trouve là. Il ne sŽagit pas dŽune simplification, au contraire on se centre sur lŽessentiel.

Le mérite de Juan, comme nous le disait un ami ruandais, réside dans le fait dŽavoir exposé ce point de vue avec clareté et dans le fait dŽavoir entrepris des actions solides pour le dénoncer, dont la principale a été le jeune de 42 jours à Bruxelles au moment où lŽappareil nord-américain était en marche pour dissimuler le génocide des réfgugiés hutus à lŽest de lŽex- Zaïre. Nous sommes aussi témoins de la répercussion que son discours du 02.02.99 a causé dans la communauté ruandaise exilée au Massachussets.

Nous pouvons dire que nous connaissons très bien les écrits de Juan parce que nous les avons introduits peu à peu dans notre web et nous les avons traduits en catalan. Ceci nous permet de dire que Juan nŽa jamais nié la responsabilité française ni celle des milices hutus interhamwes, au contraire il les a situées. Ce quŽil a dit cŽest que lŽon a utilisé ces responsabilités pour cacher celles du gouvernement des Etats-Unis et celle de ses alliés dans la région centre-africaine. En 1994, le FPR, actuellement au pouvoir au Ruanda, a massacré la population de ce pays de la même façon que lŽont fait les milices hutus. De la même façon que Juan nŽa pas déchargé les milices hutus, il nŽa pas non plus culpabilisé lŽethnie tutsi, mais il a toujours distingué le FPR des tutsi du Ruanda intérieur. Tout porte à croire que le FPR a abattu lŽavion présidentiel, attentat qui a déclenché les tueries. Celles-ci étaient prévisibles si nous tenons compte de lŽextrême crispation dont souffrait le pays. Et cela, avec les tueries massives quŽil a commises, le convertissent en coresponsable du génocide de 1994.

Avec cette vision du conflit, accéder aux grands moyens de communication est devenu une tâche presque impossible. À un moment donné, une version des faits qui se trouve très loin des événements qui ont été vécus au Ruanda semble pratiquement consolidée. Et cette version nuit au Burundi, parce quŽau niveau international on a été très condescendant avec le putschiste Buyoya pour le seul fait dŽêtre tutsi.

Les témoins privilégiés qui pourraient donner une explication très différentes des faits survenus au Ruanda ont disparu peu à peu, dŽautres sont sous les verrous dans le centre de détention du Tribunal Pénal International pour le Ruanda, plus avec la présomption de culpabilité que dŽinnocence -ce qui ne leur permet ni de parler ni de publier avec une certaine crédibilité les livres quŽils ont écrits-, et le reste demeure à moité caché dans la crainte dŽêtre accusé de génocide. Cependant quelques témoins significatifs de par leur relation passée avec le FPR, ont osé dernièrement faire des déclarations détaillées, en risquant leur propre vie et celle de leur famille. Ces déclarations confirment ce que Juan a dit durant les trois dernières années, comme Christophe Hakizabera, qui au cours de ce mois dŽaoût disait: " Il y a beaucoup de questions qui font planer lŽombre sur les auteurs de la tragédie ruandaise. Tant que lŽon en fera pas de travail de recherche, le FPR et ses groupes de pression continueront de faire retomber la responsabilité sur lŽONU, la France et les interahamwes, pour dissimuler leur rôle prépondérant dans le génocide.(..).Pour le FRP seuls les tutsi de la diaspora comptaient, tandis que lŽon considérait que la majeure partie des tutsi de lŽintérieur appartenaient à ceux qui avaient été corrompus par le régime de Habyarimana. Ce fait explique la raison pour laquelle la mort de milliers de tutsis nŽa affecté en rien le FPR, qui sŽest servi de son infortune pour légitimer son coup dŽétat au moyen de la force étrangère, et même de lŽONU, qui aurait dû intervenir au Ruanda pour sauver qui que ce soit, sans considération si lŽintervention aurait gêné pour la prise du pouvoir par la force de la part du FPR. Il est clair que Kagame avait besoin dŽun bain de sang des tutsis pour justifier plus tard lŽextermination planifiée des hutus et proclamer bien haut le génocide, qui aujourdŽhui sŽest converti en un chèque en blanc inépuisable pour légitimer son régime".

Il est bien évident que le FPR ne représente pas tous les tutsis. Juan le sait très bien, entre autres choses parce que pendant notre séjour aux Etats-Unis en septembre dernier, un ami nous a remis lŽécrit de lŽun des derniers témoignages les plus significatifs, donné par un tutsi de la famille royale, Antoine Nyetera, devant le Parlement Européen, et qui sŽajoute à la liste de témoignages qui confirment les affirmations de Juan. Entre autres choses, il dit la chose suivante: Comment peut-on qualifier les massacres de 1994 de génocide quand jusquŽà aujourdŽhui personne nŽa pu établir le plan de génocide, qui daterait dŽavant la mort de Habyarimana? LŽintensité des massacres ne démontre pas de plan préétabli.(..). Pourquoi a-t-on fermé les yeux devant le massacre des réfugiés hutus au Congo (ex-Zaire) et les massacre qui se commettent aujourdŽhui au Ruanda, bien que les rapports des ONGs présentes en parlent suffisamment? Comment peut-on faire sourde oreille et fermer les yeux devant le régime de Kigali, qui ignore délibérément toute forme de démocratie lorsque, dŽaprès eux, ils ont fait la guerre pour la démocratie? Comment et pourquoi la communauté internationale ou la communauté européenne nŽont-elles jamais fait allusion aux milliers de hutus morts depuis le début de lŽattaque du premier octobre 1990 jusquŽà la reprise des hostilités en avril 1994, ni aux plus de 600 000 déplacés qui ont vécu dans des tentes de plastique durant deux ans, tandis que lŽon ne fait que parler des tutsi morts?.(..) Ce serait très lamentable de voir lŽOccident abandonner lŽAfrique, après en avoir tiré le plus grand profit, aux mains des américains, qui, comme cŽest bien connu, nŽont jamais voulu entrer dans une maison sans en éventrer la porte et dont le règne nŽarrive jamais de façon pacifique! Ce que ce ruandais tutsi reconnaît, est précisément la même chose que Juan dit dans ses écrits.

Une congressiste nordaméricaine, Cynthia Mckinney, a visité lŽété dernier la RD du Congo et a envoyé une lettre au président Clinton dans laquelle elle parle de lŽéchec de la politique des États-Unis en Afrique, et dit textuellement ceci:"Les atrocités dont souffrent quotidiennement toutes les personnes de cette région sont scandaleuses et sont la conséquence de la mauvaise politique des Etats-Unis".

Nous savons que les écrits de Juan circulent entre les exilés ruandais et quŽils ont supposé pour eux, qui ont été constamment incriminés, une source de consolation. Au début de 1997, le jeûne de Juan, de José Luiset de Xiscu a encouragé les réfugiés du Burundi de Tanzanie, découragés devant lŽimpunité des attaques aux camps du Zaire et effrayés par la possibilité de subir une pareille attaque. Nous rendons compte du fait quŽau moment présent beaucoup de ruandais et de burundis ont déposé une bonne partie de leur espérance malmenée dans la candidature de Juan.

En ce moment nous croyons difficile de trouver une personne ou une collectivité africaine qui puisse représenter le point de vue que nous sommes en train dŽexposer, dŽautant plus parce que ceux qui lŽont sont incriminés ou sont considérés comme partie intéressée. En ce qui concerne la groupe Nyerere ou la communauté de Saint Egidi, ils sont très éloignés de ce que nous sommes en train de dire. Du fait, cependant, ce qui est important, comme dit Pere Casaldàliga, ce sont les causes et non la personne, et la cause que Juan défend est capitale pour arriver à une compréhension plus juste de la réalité dont souffre lŽAfrique des Grands Lacs et pour pouvoir chercher les issues qui puissent arrêter les tueries qui sŽy commettent chaque jour. Ceci est extrêmement urgent, puisque la population se trouve à la limite de ses forces.

Pour tout ce qui a été expliqué antérieurement,nous exprimons notre appui complet pour la candidature de Juan Carrero Saralegui au Prix Nobel de la paix pour lŽan 2000.

Manresa, le 19 novembre 1999

Signé:Joan Casòliva i Barcons, président de lŽassociation "Inshuti, amis des peuples de Ruanda et Burundi".

 

 

PLAIDOIRIE POUR LA CANDIDATURE DE JUAN CARRERO SARALEGUI

POUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX 2000

Dans ce monde egoïste où chacun veut vivre pour soi, rares sont des personnes altruistes comme Juan Carrero Saralegui, capables de continuer le mouvement de la non-violence initié par Gandhi. On la retrouve cette continuité de pensée et d'action dans la complémetarité entre les convictions profondes de Gandhi et les raisons de vivre de Juan. Alors que dans sa simplicité Gandhi disait «Je me sens le frère de tous et pour être heureux il faut que je vois heureux le plus petit de mes semblables», Juan C.S. renchérit en disant: «Si nous ne sommes pas capables de ressentir dans notre propre chair la douleur des victimes, l'analyse politique indispensable sera faussée; elle apparaîtra repue de théorie et dépourvue de vérité».

Juan C. S. Président de la Fondation S'Olivar depuis 1992, Fondation non confessionnelle qui a pour devise «Rêver et construire un monde plus fraternel dans un environnement plus vivable», est l'une des rares figures qui ont vite compris l'ampleur du drame des populations des Pays des Grands Lacs de l'Afrique Centrale. C'est ainsi qu'il a choisi la lutte en faveur de la Vérité et de la Justice pour mettre fin au génocide dans cette région, comme objectif principal de cette Fondation.

Animée par une expérience spirituelle profonde et authentique, développée depuis plus de 26 ans qu'il est objecteur de conscience et défenseur du mouvement de la non-violence, Juan a fait deux marches de paix de 2000 km à pieds et un jeûne durant 42 jours devant la Commission de l'Union Europenne en 1997 pour attirer l'attention de la Communauté Internationale pour qu'elle mette fin au Génocide perpétré par le Front patriotique rwandais(FPR) contre l'ethnie Hutu. Son message était simple: "Un génocide ne peut pas servir d'alibi pour en perpétrer un autre".

Juan C.S a été le première personne à crier au secours des enfants, des vieillards, des femmes et des malades abandonnés dans la fôret équatoriale du Zaïre, quand les européens, les USA et le Canada osaient affirmer que tous les réfugiés rwandais étaient rentrés; même le HCR était de cette conviction. Avec courage et détermination, Juan C.S. a donné son soutien à Emma Bonino, alors Commissaire Européen à l'action Humanitaire, lorsqu'elle découvrit ces disparus à Tingi-Tingi et elle a déclaré à son retour: "je viens de l'enfer, j'ai parlé aux personnes qui n'existent pas".

Juan C.S est donc l'expression même des "sans voix" de l'Afrique Centrale, il est l'incarnation des pauvres populations des pays en voie développement . Lorsque les puissants de ce monde sont dans des Forums intenationaux, ils déclarent vouloir soutenir ces populations pour sortir de la pauvreté et pour manger à leur faim, pourtant ils ne font rien pour garder leurs vies saines et sauves. Ces marginaux de ce monde néo-libéral sont laissés à la merci des dictatures et des lobbies internationaux qui les réduisent à l'esclavage économique.

Lorsqu'il recevait le prix "le Courage de la Conscience" à l'Abbaye de la Paix à Massachusets le 2 Février 1999, tout en étant conscient du danger que représente sa campagne, Juan n'a pas hésité de dénoncer la responsabilité des puissants lobbies des USA dans le drame des peuples de l'Afrique Centrale en ces termes: "De même que le génocide de 1994 ne peut pas être un alibi pour éliminer de façon sélective et massive l'ethnie hutu, de même les responsabilités graves de certains gouvernements européens; dans le passé, dans cette région n'excusent pas, non plus, actuellement la responsabilité du gouvernement des Etats Unis. C'est pourquoi aujourd'hui je dénonce ici que c'est ce gouvernement qui a formé ces armées génocides, je dénonce que l'administration nord-américaine a participé a l'élaboration des projets d'invasion de Rwanda en 1990 et du Zaïre en 1996, je dénonce qu'elle a apporté son soutien à l'exécution de ces invasions".

Les événements actuels donnent à Juan C.S raison. Le HCR et le gouvernement du FPR déclarent aujourd'hui que des dizaines de milliers de réfugiés rentrent encore au Rwanda et les organisations humanitaires internationales osent reconnaître que la guerre du Zaïre-RDC vient de coûter la vie à plus de 1,7 millions de congolais auxquels il faut ajouter plus de 3 millions de rwandais victimes de cette guerre. Bien que logiquement absurde , ces sacrifices en vies humaines semblent être économiquement rentables pour les sociétés multinationales qui représentent les intérêts géostratégiques et économiques de l'Occident et des USA. C'est la convoitise des pierres précieuses abondantes dans le sous-sol de la RDC et la spoliation des peuples de l'Afrique Centrale par des lobbies occidentaux associés aux lobbies extrémistes tutsi à la tête des gouvernemets ugandais, rwandais et burundais, qui sont à l'origine de la dissémination d'autant de millions de morts. Ceci explique pourquoi le monde civilisé ose timidement dénoncer ce que Juan C.S dénonce tout haut.

Accorder le Prix Nobel de l'an 2000 à Juan Carrero Sarallegui, déjà bénéficiaire du prix "le Courage de la Conscience" en 1999 et du prix "Memorial pour la Paix et la Solidarité entre les Peuples" en 1996, serait un geste honorable pour l'Humanité entière et une vive expression de la solidarité aux Peuples opprimés et des "sans voix" de l'Afrique Centrale .

Harderwijk 9 Juin 2000

Charles Ndereyehe

Président du RDR et Premier Vice-Président de l'UFDR.

 

 

NATIONS UNIES

HAUT COMMISSARIAT AUX DROITS DE L'HOMME

UNITED NATIONS

HIGH COMMISSIONER FOR HUMAN RIGHTS

Address:

Palais des Nations

CH-1211 GENEVE 10

Le premier Octobre 1999

Cher Monsieur Moragues,

Je vous remercie beaucoup pour votre gentille lettre du 30 juillet 1999 et pour la publication "Fondation sŽOlivar dŽEstellencs, Mémoire 1994-1997".

Je partage votre préoccupation pour la situation des droits de lŽhomme dans la zone des Grands Lacs Africains. JŽapprécie le travail et les efforts réalisés par Monsieur Juan Carrero Saralegui pour assurer le respect des droits de lŽhomme des peuples de cette région, et je considère aussi les objectifs de la Fondation sŽOlivar dŽEstellencs dŽun très grand intérêt et je leur souhaite le plus grand succès dans leurs activités.

Au sujet de la candidature de Monsieur Carrero Saralegui au Prix Nobel de la Paix pour lŽan 2000, je regrette dŽavoir à vous informer que comme Haut Mandataire pour les Droits de lŽHomme, au sein de lŽOrganisation des Nations-Unies, une telle charge mŽempèche de vous donner une réponse favorable.

De toutes façons, je voudrais vous exprimer mes meilleurs vœux de succès pour votre campagne, qui sera appuyée par un grand nombre de personnes conscientes du labeur louable que Monsieur Carrero Saralegui est en train de réaliser dans la région des Grands lacs.

 

Recevez mes salutations distinguées,

Mary Robinson

Haut Mandataire pour les Droits de lŽHomme

Coordinateur du Comité pour

la candidature de Juan Carrero au

prix Nobel de la Paix de lŽan 2000

Avda,Metgee Josep Darder,Nș 14-3ș B

07008 Palma-Baleares, España